Librairie Lucioles (Vienne) - Renaud Junillon
« Lire un ouvrage de l’écrivain argentin Pablo de Santis, c’est accepter de s’embraquer pour un périple à la lisière du rationnel et du fantastique, à la frontière des ténèbres et de la lumière. (…). Pablo de Santis joue avec les effets de miroirs et les niveaux de lecture ; au lecteur de s’en saisir et de compléter ainsi une sorte de puzzle vaste comme la littérature. »
Librairie des Danaïdes (Aix-Les-Bains ) - Thyphaine Marc
« Buenos Aires. Années 50. Un réparateur de machines à écrire, une rubrique de journal ésotérique, un Ministère de l'Occulte, des antiquaires aux bien étranges collections...
Ce conte aux détails cinématographiques est tout simplement séduisant !
Étant à lui-seul une fantastique bibliothèque, le roman flirte habilement avec mythes et références littéraires, pour mieux les revisiter, à coup de mystérieuses librairies, de livres aux propriétés alchimiques, et de libraires qui n'ont pas seulement soif de connaissances... Envoûtant ! »
Librairie du Parc/Actes Sud (Paris) - Valérie Simmonot
« Encore une énième histoire de vampires, me direz-vous. C'est aussi la réflexion que je me suis faite avant de commencer ce roman, mais si Pablo de Santis s'empare à son tour du mythe du vampire, il ne s'attache pas trop folklore habituel hormis la soif de sang à laquelle les antiquaires essaient d'échapper en buvant un élixir. Car ces antiquaires n'ont aucune envie de régner sur les humains, ils veulent juste qu'on les laisse tranquilles...
Une atmosphère de plus en plus étrange règne à mesure que l'on avance dans le roman, où les (vieux) livres sont omniprésents.
Au final, on passe un agréable moment de lecture avec cet auteur argentin, et on se dit que le mythe du vampire a décidément de beaux jours devant lui. »
Librairie Mollat (Bordeaux) - Marilyn Anquetil
« Écrire est à la portée de tout le monde, mais raconter une histoire qui entraîne son lecteur bien loin de ce que l'on aurait pu imaginer au départ et dans un style enchanteur, requiert du talent, voire un don de magicien...
Avec La soif primordiale, Pablo de Santis nous plonge dans un monde peuplé de curiosités que nous avons bien du mal à quitter.
Santiago, un jeune homme tout à fait banal, est à un âge difficile ; celui où l'on se responsabilise et où l'on se lance dans la vie active. Ne disposant que de très peu de choix, il devient réparateur de machines à écrire. Jusque-là, rien d'extraordinaire, vous en conviendrez, mais ce n'est que le début d'une longue série de hasards qui le mèneront vers un destin funeste et qui tient son lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne.
Son embauche au journal Últimas Noticias, comme responsable de l'équipement, est le premier maillon d'une chaîne sans fin. C'est une occasion unique de découvrir le métier de journaliste certes, mais également celui de chroniqueur qui, grâce à un début d'amitié avec le rédacteur des mots croisés, va lui permettre plus tard de s'occuper de la partie ésotérique, un domaine qui le laisse sceptique, mais qui le conduira à une véritable chasse aux sorcières… ou plutôt aux antiquaires !
Un antiquaire est très difficile à attraper car ils sont protégés et anonymes. Ils vivent parmi nous sans que nous le sachions, abusent parfois de leur pouvoir ou restent respectables, mais pas un jour ne passe sans qu'ils ressentent cette soif qui les tiraille et qui les pousse à fauter. Le jeune Santiago en fera d'ailleurs l'expérience et finira par se laisser tenter malgré tout le danger que cela implique.
Avec le temps, la sagesse arrive et les aventures se font de plus en plus rares, mais vivre caché indique forcément que quelqu'un vous cherche et quand il vous trouve, tout bascule. Santiago, notre jeune réparateur devenu chroniqueur puis antiquaire, ne disposera plus que d'un moment pour raconter son histoire avant que ses démons le pourchassent de nouveau.
Pablo de Santis signe ici son sixième roman chez Métailié, un livre passionnant qui nous emmène dans les rues obscures de Buenos Aires et plus précisément dans une vieille librairie d'occasion où des ouvrages plus poussiéreux les uns que les autres renferment des trésors. »
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