Publication : 14/05/2015
Nombre de pages : 352
ISBN : 979-10-226-0407-9
Prix : 12 €

Les Brumes du passé

Leonardo PADURA

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Titre original : La neblina del ayer
Langue originale : Espagnol
Traduit par : Elena Zayas

Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Ce jour d’été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu’il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l’envoûtera par-delà les années et l’amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent  les livres.
Au-delà du roman noir, Leonardo Padura écrit un beau roman mélancolique sur la perte des illusions, l’amour des livres, de la culture, et de la poésie des boléros. On reste marqué par l’atmosphère de ces brumes cubaines.

  • Mario Conde, ex-flic cubain devenu acheteur et vendeur d’ouvrages anciens, découvre par hasard, dans une demeure où semblent planer bien des mystères, une bibliothèque intacte depuis 43 ans. Un pressentiment infaillible lui fait penser que se cache là quelque chose d’extraordinaire. Il ne se trompe pas : une coupure de presse oubliée entre les pages d’un livre le met sur la piste d’une diva des années 50 étrangement disparue.Commence alors pour le mélancolique Conde une plongée dans le passé de son île. Tout autant polar que critique sociale, le roman de Leonardo Padura est aussi un hommage aux pouvoirs de la lecture et de la poésie. Une réussite !

  • La découverte d’une extraordinaire bibliothèque à la Havane va déclencher (ou relancer) une série de meurtre. Est-ce vraiment en fouillant dans le passé, dans le Cuba d’avant la Révolution (argent facile, drogue, casino, prostitution…) que Mario Conde découvrira la vérité ? La réponse dans ce policier réédité en poche par les éditions Métailié.
    C’est un roman pour les amoureux des livres que nous livre ici Leonardo Padura, plein de nostalgie et de tendresse. Un roman sans concession aux parfums de vieux livres mais aussi aux odeurs plus acres de misère et de sous-développement.

    Lionel Daubigney

  • « Padura met au jour les sentiments les plus exacerbés et dresse un constat sans pitié de la réalité cubaine d’aujourd’hui, dans une langue intensément lyrique qui ne va pas sans quelque langueur, au rythme d’un boléro, révélateur de l’âme d’une île déchirée entre ses souvenirs et un présent incertain. »


    Michel Parouty
    LES ECHOS

  • « Les polars du Cubain Leonardo Padura sont plus que des romans noirs, [ils] relèvent de l’introspection, de l’analyse sociologique et du reportage sur les désenchantements de la révolution castriste. »


    Myriam Perfetti
    MARIANNE

  • « Ce roman cubain aux effluves de polar exhume la mémoire de La Havane, nous entraînant à la recherche du temps perdu, dans le sillage d’une chanteuse de boléro dont la splendeur continue de nous hanter une fois le livre refermé. Truculent et mélancolique. »

    Dominique de Saint-Pern
    MARIE FRANCE

  • « Métailié réédite ce chef-d’oeuvre de Leonardo Padura. Un livre envoutant. »
     

    Etienne Dumont
    TRIBUNE DE GENEVE

  • « A l’image d’une île belle et cruelle. »


    Baudouin Galler
    LE VIF/L’EXPRESS

  • « Ici, Padura solde, avec une mélancolie nonchalante, les rêves de la révolution cubaine comme on se sépare de vieux ouvrages, non sans un pincement au cœur. »


    Daniel Muraz
    LE COURRIER PICARD

  • « Leonardo Padura décrit - avec talent - une Havane en décrépitude où roulent encore de belles américaines délabrées qui ressemblent de plus en plus au régime à bout de souffle qui règne à Cuba. Ce polar noir est aussi un hommage au peuple cubain, toujours entre résignation et dérision, entre passion et nostalgie, et qui voit poindre, à travers le tourisme et la corruption, le retour en force du dieu dollar. »


    François Estrada
    L’ECHO

  • « L’écriture très élégante de Leonardo Padura sied à merveille à cette intrigue noire ponctuée de splendides passages sur la littérature cubaine ainsi que de savoureuses rencontres autour d’un bon repas qui nous feraient presque oublier la situation politique et économique de Cuba. »

    Jean-Paul Guéry
    LA TETE EN NOIR

  • « Avec ce petit chef-d’œuvre, Leonardo Padura […] poursuit sa rénovation du roman policier cubain. »

    Yves Rogister
    ENCRE NOIRE

  • « Une truculence qui se déguste comme un vieux rhum, sans sagesse, avec un Cohiba ou un Montecristo. »


    Sophie Creuz
    ECHO

  • « Une descente intranquille, baignant dans ce romantisme national-douloureux qui irrigue tout un pan de la littérature cubaine et nous touche durablement. »


    Marc Emile Baronheid
    ELLE BELGIQUE

  • « Quand Modiano croise Borges et rencontre Hammett. C’est le sentiment que l’on ressent à la lecture de ce passionnant roman qui est bien davantage qu’un simple polar. Un ancien flic devenu négociant de vieux livres découvre, à la faveur de l’inventaire d’une somptueuse bibliothèque, l’existence d’une mystérieuse chanteuse de boléro. Dès lors, hanté par l’artiste, il va mettre à jour un hallucinant drame familial et remonter le temps dans La Havane craquelée et à bout de souffle. Une référence. »
      Cédric Bru
    LES OBSEDES TEXTUELS

  • « Les Brumes du passé : beau titre pour une histoire digne d’une tragédie antique. Du sang, des larmes, de l’amour et du ressentiment. Des ingrédients d’une portée universelle sur un mode cubain : vestiges poignants d’une splendeur révolue, misère d’une révolution dont l’idéal s’est évaporé sous la chaleur des Tropiques. Le héros de Leonardo Padura, Mario Conde, vit ici une nouvelle enquête qui le conduit sur les traces de son propre passé. Où quand la grande et la petite histoire font un bout de chemin côte à côte. »  
    CULTUROFIL.NET
  • LIBRAIRIE INITIALES

Leonardo PADURA est né à La Havane en 1955. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma. Il a obtenu le Prix Café Gijón en 1997, le Prix Hammett en 1998 et 1999 ainsi que le Prix des Amériques Insulaires en 2002. Leonardo Padura a reçu le Prix Raymond Chandler 2009 pour l’ensemble de son œuvre. Il est l’auteur, entre autres, d’une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons qui est publiée dans une quinzaine de pays. Ses deux derniers romans, L’homme qui aimait les chiens (2011) et surtout Hérétiques (2014) ont démontré qu’il fait partie des grands noms de la littérature mondiale.  

BIBLIOGRAPHIE : La tétralogie Les Quatre saisons : Passé parfait, 2001; Suites, 2006 - Prix des Amériques Insulaires 2002 Vent de Carême, 2004; Suites, 2006 Electre à la Havane, 1998; Suites, 1999 - Prix Café Gijón 1997 et Prix Hammett 1998 L'Automne à Cuba, 1999; Suites, 2002 - Prix Hammet 1999 et Prix du livre insulaire 2000 Mort d'un Chinois à la Havane, 2001   Le Palmier et l’Etoile, 2003 ; Suites, 2009 ; Suites nouvelle couverture, 2014 Adios Hemingway, 2005 Les Brumes du passé, 2006 ; Suites, 2009 - Prix Brigada 21 du meilleur roman noir 2006 L’Homme qui aimait les chiens, 2011, Prix des libraires Initiales 2011, prix Roger Caillois 2011, Prix Carbet de la Caraïbe 2011, Elu Meilleur roman historique par le magazine Lire 2011 L’Homme qui aimait les chiens, Suites, 2013 Hérétiques, 2014  
Portrait de Philippe Lançon paru dans LIBERATION 
Coup de projecteur sur un auteur paru dans ELKAR
Il a aussi reçu le Prix National de Littérature cubain en 2012 et le prestigieux Prix Princesse des Asturies 2015. 

La tétralogie Les Quatre saisons est en cours d'adaptation sous forme de mini série TV de quatre épisodes de 90 minutes réalisés par le réalisateur espagnol Felix Viscarret qui a aussi tourné une adaptation cinématographique de Vent de Carême. Le rôle de Mario Conde y sera tenu par Jorge Perugorria.
Par ailleurs, Antonio Banderas devrait jouer lui aussi Mario Conde dans une série TV qu'il produit lui-même.

Enfin, L'homme qui aimait les chiens est aussi en phase de production cinématographique.