Publication : 29/08/2025
Pages : 160
Grand Format
Date de parution : 18/08/2023
ISBN : 979-10-226-1291-3
Couverture HD
Poche
Date de parution : 29/08/2025
Pages : 160
ISBN : 979-10-226-1430-6
Couverture HD
Numérique
EAN : 9791022613217

Portrait huaco

Gabriela WIENER

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Titre original : Huaco retrato
Langue originale : Espagnol (Pérou)
Traduit par : Laura Alcoba

Ici, vous allez trouver un arrière-arrière-grand-père pilleur d’objets incas au XIXe siècle, la mort d’un père aimant qui avait une double vie et leur descendante, une femme curieuse et résolue, aussi provocatrice que jalouse, qui vit une relation polyamoureuse brinquebalante.
Cela commence avec un choc : la narratrice visite le Musée du quai Branly et regarde une pièce où elle croit se voir dans un miroir brisé par les siècles. Cette pièce est un portrait huaco, une statuette de céramique préhispanique représentant un visage indigène. Et la salle d’exposition porte le nom de son aïeul, Charles Wiener. Un explorateur connu pour avoir “ failli ” découvrir Machu Picchu et présenté ses trouvailles dans le cadre de l’Exposition universelle de Paris, comptant entre autres attractions un zoo humain. Et il est à l’origine de la lignée des Wiener péruviens.
Presque 150 ans plus tard, sans autre bagage que ses doutes, son culot et son humour, la narratrice va essayer de retrouver les traces de la bâtardise de sa famille. Les vestiges d’un héritage colonial hantent ce premier roman remarquable sur l’amour, le désir, le sexe, le deuil, la famille et le racisme. Il y a de la rage, de la résistance et de la tendresse dans ces pages, mais aussi la force révélatrice du souvenir et de l’imagination.

  • "Alors qu’elle se reconnaît trait pour trait dans un masque Inca exposé au Quai Branly, rapporté par son colon d’aïeul, et que, son père décédé, elle découvre la double vie de ce dernier, l’autrice interroge avec un humour teinté de désespoir, ce que ces 2 figures masculines ont fait à son existence. L’autrice a beau convoquer toute sa culture queer et féministe, elle butte et s’embourbe dans sa relation polyamoureuse. Autofiction +++ ❤️"
  • Portrait Huaco est une œuvre littéraire hybride et fragmentaire dont les thèmes centraux sont l’identité et la déconstruction des différents systèmes de domination (racisme, colonialisme, genre, sexualité…). Gabriela Wiener nous invite à décentrer notre regard, à questionner nos institutions. C’est un texte engagé nous faisant découvrir l’histoire d’une femme qui est « à la fois la descendante d’un universitaire et un objet archéologique et anthropologique de plus.
    Morgan
  • Un récit aux multiples facettes : autobiographie, roman de filiation, essai sur la colonisation et l'héritage post-colonial, qui se lit comme un roman de fiction. Gabriela Wiener écrit sans filtre ses doutes et inquiétudes, ses certitudes et espérances. Un plaisir de lecture.
  • Colonisation et restitution de biens culturels, sexe, amour, racisme et immigration, une telle abondance de thèmes fait-elle un bon premier roman? Très bon même car l'autrice aborde sa propre condition de Péruvienne en Europe et d'Indienne au Pérou, en même temps que celle de son ancêtre, juif d'Europe Centrale arrivé en France sans le sou et qui finira chargé par le gouvernement français de "trouver" des antiquités incas. Personnage extra-ordinaire, un peu voleur, un peu hâbleur, un peu raciste...
  • Avec une poésie qui lui est propre, elle nous emporte dans un récit intime au cœur de son héritage colonial, son amour polyamoureux, sa famille et le racisme qui l’entoure.
  • Passionnant par son sujet, brillant dans l’écriture, pas un mot de trop dans ce formidable roman qui pourtant brasse bien des sujets. De l’aïeul « explorateur » pilleur, homme tragiquement de son époque, à la narratrice qui questionne l’amour, la filiation, le métissage, les migrations … tout sonne juste, écrit dans une belle langue. Passionnant !
    Karine
  • Quel texte splendide qui croise les questionnements d'une identité morcelée issue du colonialisme. La filiation, les normes de la sexualité et de la famille, tous les sujets s'entrelacent dans une narration énergique et forte.
    Ophélie
  • Gabriela Wiener mélange habilement le récit autobiographique, explorant des thèmes tels que la sexualité, l'identité, la maternité et la société. Elle nous plonge dans son univers intime. Un premier roman envoûtant !
    Thomas
  • Gros coup de cœur Tulitu de la rentrée ! A travers les liens qu'elle tisse entre sa propre généalogie et l'histoire de la colonisation et ses conséquences, l'autrice dresse un portrait fragmentée, intime et actuel d'elle-même.
    Manon, Elise et Arianne
  • Son récit est multiple et culotté. Elle lie désir et décolonisation, sexe et racisme, histoire coloniale et fables familiales. Un texte subversif, sensuel et percutant!
  • La narratrice ne cache rien de ses sentiments mêlés, de ses doutes, de sa rage face à la violence dont elle hérite au sein de son propre corps. Fragile et puissante à la fois, elle tente de s'extraire d'un passé colonial douloureux, et d'une lignée paternelle qui a fait la part (trop) belle à l'Européen venu et reparti sans savoir qu'il avait fait souche au Pérou. Se reconnaissant dans les masques huacos exposés dans les vitrines des musées, ou s'identifiant à l'enfant indigène exposé dans les zoos humains, Gabriela Wiener nous rappelle avec force ce que fut la conquête des Amériques et le chemin qu'il reste à faire pour décoloniser les esprits.
  • Absolument passionnant, énorme coup de cœur : Portrait Huaco de la péruvienne Gabriela Wiener ! Récit de non-fiction d'une femme bisexuelle et polyamoureuse qui questionne son histoire familiale complexe et problématique ; tente de concilier ses convictions et sa vie de femme racisée dans une Europe post-colonialiste. Un texte d'une intelligence inouïe qui questionne l'Histoire, l'identité, mais aussi le désir, la sexualité et le couple, avec humour et une incroyable honnêteté.
  • On découvre parfois avec stupéfaction d’où l’on vient et comment cela fait échos avec ce que l’on est, quand bien même on se pensait à l’opposé… un aïeul colon, un père à double-vie ne sont pas ce à quoi s’attendait une narratrice assez chaotique dans une relation polyamoureuse qui bat de l’aile, totalement consciente des enjeux variés qui la traversent - identitaires et culturels - et pour autant complètement embourbée. Heureusement elle a le sens de l’humour, une plume et quelques bonnes lectures sous le coude.
  • Voici une écrivaine passionnée et lucide qui nous parlera avec humour et talent de son processus personnel de décolonisation. Le style de Gabriela Wiener est frais et explosif, loin de toute convention sociale. Elle nous offre un texte d’une vivacité combative sur les cicatrices collectives et intimes laissées en héritage par la terrible histoire coloniale européenne.
    Elisa
  • En partant du parcours de son arrière-grand-père, pilleur de trésors incas, Gabriela Wiener retrace avec rage et tendresse l'histoire de sa famille. Ce très beau roman de filiation au style cru et plein d'humour, est aussi un livre sur la difficulté d'être soi et d'aimer les êtres qui nous sont chers.
    Pierre
  • Rage, résistance, tendresse. Nous sommes encore toutes chamboulées !
  • "Avec humour et sarcasme, l'autrice se prête à l'exercice de fouilles pour remonter sur les traces de sa famille et s'interroge sur le lourd héritage colonial qui jalonne ses expériences tant familiales qu'amoureuses ou sexuelles. Un premier roman IMPERTINENT."
    Lucie
  • C'est une identité que cherche la narratrice de ce roman, au gré du métissage, du colonialisme, de son polyamour ponctué d'infidélités; une identité plurielle, multiculturelle. L'écriture, limpide, intègre le lecteur à ses raisonnements, à ses questionnements et à la somme d'expériences d'une modernité implacable.
    Anne
  • Ecouter le podcast de l'émission ici
    Jordi Batallé
    RFI - El invitado de RFI
  • "Par cet (auto) portrait plein d’autodérision, [Gabriela Wiener] propose une réflexion brillante - et remarquablement traduite - sur l’appropriation culturelle, l’imposture et l’identité."
    Camille Thomine
    Lire Magazine Littéraire
  • "Porté par une écriture à la fois brute et envoûtante, Portrait Huaco se lit avec facilité : la brutalité de la langue en fait tout le charme, et l’on se peut se réjouir qu’il soit désormais disponible en format poche." L'intégralité de l'article à retrouver ici.
    Elina Noris
    Le Suricate
  • "[…] Gabriela Wiener n’a pas son pareil pour dynamiter avec humour nos représentations et passer au tamis le post-colonialisme."
    Anne-Lise Remacle
    Focus Vif (Belgique)
  • "L’écrivaine péruvienne Gabriela Wiener publie en cette rentrée un texte sidérant, Portrait huaco. Une tentative littéraire de décoloniser les musées d’Europe comme son propre corps, oscillant sans cesse, et sans jamais rien résoudre, entre le collectif et l’intime."
    Ludovic Lamant
    Mediapart
  • « Un récit familial et postcolonial cru, ironique parfois et souvent désarmant sur l'amour, la famille et le racisme. »
    Ysaline Parisis
    Imagine demain le monde
  • "Au fil des pages et d’une écriture grave et drôle, [Gabriela Wiener] tente de “reconstruire quelque chose grâce aux fragments volés d’une histoire incertaine”. Et elle questionne au passage avec une grande intelligence l’hérédité, l’amour, sa relation à son père et son identité de jeune Péruvienne vivant en Espagne."
    Pauline Le Gall
    Les Inrockuptibles
  • "Un premier livre charnel, intelligent, malicieux et désarmant."
    Salomé Kiner
    Le Temps (Suisse)
  • "Gabriela Wiener, d’une voix rageuse et effrontée, entremêle les sujets : la filiation, l’héritage colonial, le refus d’une sexualité normée et le choix d’une famille non conformiste, noyaux durs de cette identité singulière que, par l’acte d’écrire, elle cherche à décoloniser."
    Alexandra Villon
    Page des libraires -Librairie La Madeleine
  • "Dénonciation violente du racisme colonial européen ou quête douloureuse des identités perdues des peuples amérindiens, le premier romain de l’écrivaine péruvienne résonne depuis les hauteurs du Machu Picchu jusqu’au Champs de Mars, deux scènes paradigmes d’une esbroufe historique exposée au musée du Quai de Branly. Edifiant…"
    Francisco Cruz
    Site Son du monde
  • "Un régal littéraire."
    Yves Quitté
    France Dimanche
  • "Mosaïque de souvenirs, réels ou inventés, et de réflexions très actuelles, Portrait huaco hybride les genres littéraires pour traquer les impensés et faire éclater les cadres anciens. Avec beaucoup d’audace."
    Sophie Joubert
    L'Humanité
  • "Histoire, mémoire, transmission, mais aussi sexualité se mêlent à ce récit passionnant de bout en bout."
    Sandrine Poissonnier
    Paris Normandie / Le Courrier Picard
  • "Que l'on puisse être autant rassasié par un roman aussi court témoigne du brio de son autrice et de la densité de sa réflexion." Lire l'article ici
    Thomas Messias
    Site Slate
  • "Mêlant avec brio héritage colonial, racisme, famille, deuil, polyamour, désir, résistance, rage et tendresse, [Gabriela Wiener] est, sans aucun doute, une voix marquante de sa génération." Lire l'article ici
    Loraine Adam
    Site Rolling Stone
  • "Il faut lire ce livre les yeux bien ouverts, ne rien rater, on est parfois décontenancé, et aussi surpris et émerveillé. II m’est arrivé plusieurs fois de me dire "je ne voyais pas les choses ainsi", et, pour cette simple raison, il faut la lire."
    Colombe Schneck
    Madame Figaro
  • Lire l'article ici
    Site Benzine Magazine
  • Ecouter le podcast ici
    Françoise Vergès
    Podcast Effractions
  • "Gabriela Wiener écrit un roman qui remue, qui pose des questions surtout celle sur notre humanité, notre humanisme et notre envie de vivre ensemble et de découvrir autrui." Lire la chronique ici
    Blog Lyvres
Gabriela WIENER, née à Lima en 1975, est l’une des meilleures écrivaines latino-américaines de sa génération, connue aussi comme journaliste. Portrait huaco, en cours de traduction dans de nombreux pays, est son premier roman.

Bibliographie