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Lire Magazine Littéraire

Léonard Desbrières

"Avec une imagination débordante, l’auteur s’empare du roman d’aventures pour mieux déconstruire ses clichés. Derrière une fiction à grand spectacle se dévoile une réflexion saisissante sur le nationalisme."

Ils en parlent - voir +

Librairie du Tramway

Libraire : Ophélie

Lyon

"Avis aux amateurs de Jules Verne et de romans d’aventures sensationnels : Tupinilândia est fait pour vous ! Ce roman dense, nourri de multiples références à l’histoire du Brésil et de l’Amérique latine, nous transporte à la fois dans nos rêves d’enfants avec ce parc d’attractions incroyable et à la férocité du monde réel.

Dans le Brésil des années 1980 qui se démène pour faire tomber la dictature militaire, un gros industriel, Joao Amadeus, fervent adorateur de Walt Disney, réalise son plus gros projet : créer un parc d’attractions gigantesque, aux allures de ville, dans le cœur de la forêt amazonienne. Les travaux sont gigantesques et le programme pharaonique.Toute la première partie du roman nous donne à voir un jeune journaliste qui interroge Joao Amadeus, sur ce projet inédit, mais aussi sur sa jeunesse, sur l’histoire du Brésil, ses rêves et ses espoirs déçus. Nous découvrons avec un plaisir évident ses élucubrations sur le plan du parc, les technologies qu’il compte y implanter et surtout les dessins des manèges tous plus incroyables les uns que les autres : nous y retrouvons un mélange savoureux entre Disneyland et Jurassik Park.

Mais le jour de l’inauguration, des militaires prennent d’assaut le parc, font quelques 300 otages. Ces hommes ne veulent pas d’une quelconque évolution dans leur pays, et soutiennent le régime dictatorial. Cet assaut ne fera pas de mort, mais laissera le parc totalement à l’abandon au coeur de la forêt amazonienne.

Des années plus tard, un archéologue s’intéressera de près à ce parc et y emmènera un petit groupe pour étudier les archives de cet incroyable projet. Mais, lors d’un voyage dans les vestiges des manèges, ils se rendent tous compte qu’en réalité, les otages et leur descendance sont toujours là, vivent ensemble dans une communauté autogérée. Mais nous ne sommes pas dans une quelconque congrégation hippie, mais au contraire au centre d’un micro régime totalitaire qui fait croire à ses citoyens qu’ils sont le dernier bastion de l’humanité contre le communisme. De surprise en surprise, nos héros réalisent la puissance de l’embrigadement de ces jeunes ; eux ne connaissent pas la civilisation et le monde se limite aux informations qu’on veut bien leur donner.

Il est difficile en réalité de résumer ce livre volumineux, tant chaque thème est abouti. À partir des descriptions précises de chaque attraction qui nous plonge chaque fois dans un univers différent et nous conduit à de fines réflexions sur le nationalisme et la nostalgie, l’imagination prolifique de l’auteur tisse un vaste roman plein de personnages attachants et d’événements hautement périlleux, au gré d’une écriture talentueuse et passionnante.

Prêts pour l’aventure ? Embarquez !"

PRIX - voir +

Prix FIL de Littérature en langues romanes

2020

Lídia Jorge est née à Boliqueim dans l’Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane de l’université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l’enseignement. En 1970, elle part pour l’Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale, ce qui donnera lieu, plus tard, au portrait de femme d’officier de l’armée portugaise du Rivages des murmures (Métailié, 1989). A son retour à Lisbonne, elle se consacre à l’écriture. Ses œuvres sont publiées en Allemagne, Espagne, Italie, Grèce, Brésil, Israël, Grande Bretagne, Pays Bas, Serbie, Suède, Etats-Unis. La Couverture du soldat, 2000 a eu le Prix Jean Monnet 2000 (Cognac) Le Vent qui siffle dans les grues, 2004 a eu le Grand Prix du Roman de l’Association Portugaise des Ecrivains 2003, Premier Prix « Correntes d’escritas » 2004 (Povoa da Varzim, Portugal), Prix des lecteurs du Salon de la Littérature Européenne de Cognac 2005, Prix Lucioles des lecteurs 2005 (Librairie Lucioles, Vienne), Prix Albatros de la Fondation Günter Grass 2006 (Allemagne).  Nous combattrons l’ombre, a reçu le Prix Charles Brisset 2008, La Nuit des femmes qui chantent, 2012, Les Mémorables , 2015