Le smartphone à la main, accaparé par une communication orale, la rédaction ou la lecture d’un texto, d’un téléchargement, ou d’une recherche sur le web, les écouteurs aux oreilles, coupé de son environnement et plongé dans un univers intérieur sous contrôle, l’individu hypermoderne ne perçoit que de manière accessoire son environnement physique et humain.
La société numérique n’est pas dans la même dimension que la sociabilité concrète, avec des hommes ou des femmes en présence mutuelle qui se parlent et s’écoutent, attentifs les uns aux autres. Elle morcelle le lien social, détruit les anciennes solidarités au profit de celles, abstraites, des réseaux sociaux ou de correspondants physiquement absents. Paradoxalement certains la voient comme une source de reliance alors que jamais l’isolement des individus n’a connu une telle ampleur. Jamais le mal de vivre des adolescents et des personnes âgées n’a atteint un tel niveau.
La dissociation est désormais une donnée banale du quotidien, surtout pour les adolescents, puisqu’elle se donne techniquement avec aisance et libère un imaginaire de compensation face aux frustrations banales. Elle est aussi un outil de lutte contre l’ennui, même de quelques minutes d’attente, et une échappée belle hors des contraintes du lien social.
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En 2024, on communique beaucoup, mais se parle-t-on encore ?C'est tout l'objet de cet essai revigorant (même s'il est parfois effrayant de justesse) proposé par l'excellent David Le Breton. Les réseaux sociaux nous éloignent-ils de notre prochain ? A l'évidence, oui, je le savais, mais une réalité brutale m'a sauté aux yeux à la lecture du livre, un sentiment que je n'avais jamais vraiment ressenti : une solitude. Sans l'autre, sans son corps, son souffle, face à un écran, je suis seul parmi les autres, mais surtout seul avec moi-même. Seul avec une représentation de l'autre (des "amis", des "followers"). Inexorablement, je m'éloigne. Et je l'accepte ! C'est effrayant : je l'accepte ! Mais est-ce acceptable ?Sylvain
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Cela ne peut nous échapper, la communication numérique est omniprésente. L’écran s’impose et s’interpose. Mais quelles en sont les conséquences sur le lien social ? C’est par un tour d’horizon pluridisciplinaire que David Le Breton suscite une véritable prise de conscience de la valeur de la conversation et de la nécessité de la préserver.Camille Roudet
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Ecouter le podcast de l'émission iciAli RebeihiFrance Inter - Grand bien vous fasse
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Ecouter le podcast de l'émission iciFrance Culture - Les midis de culture
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Ecouter le podcast de l'émission iciManuela SalviRTS - A voix haute
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Lire l'article iciJuliette JacqmarcqSite Le Point
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Ecouter le podcast de l'émission iciEtienne KleinFrance Culture - La Conversation scientifique
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Ecouter le podcast de l'émission iciFrance Inter - Grand bien vous fasse
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"Nos smartphones, omniprésents, nous isolent. À contre-courant de son époque, l’essayiste appelle à renouer avec le dialogue véritable, dans un essai lumineux."Juliette CerfTélérama
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Lire l'article iciDavid Le BretonSite The conversation
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"Dans La Fin de la conversation ? [David Le Breton] s’interroge sur la place de la parole dans une société où l’être humain passe désormais une grande partie de son temps les yeux rivés sur son téléphone. Avec sensibilité et acuité, il nous alerte sur les dangers que cette absence au monde fait peser sur nos vies, et les souffrances qui en découlent déjà."Geneviève SimonLa Libre Belgique
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"Tableau sombre d’une société fantomatique où l’individu est vampirisé par les nouvelles technologies, La Fin de la conversation ? de David Le Breton interroge le présent et l’avenir de nos relations à l’autre. […] la fluidité du propos associée à la peinture de scènes désormais ordinaires interpelle, bouscule et questionne l’avenir de nos interactions avec ceux qui nous entourent."Laëtitia FavroLivres Hebdo
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"Dans La Fin de la conversation ?, David Le Breton théorise la disparition de la conversation et l'émergence d'une société fantomatique où chaque individu, en quête de reconnaissance, préfère l'insignifiance au silence. "II faut parler, parler pour parler", quitte à discréditer cette parole au fondement de notre humanité. Le tableau d'une humanité "précaire, fragmentée, isolée, problématique" se dessine au fil des pages, questionnant l'avenir de nos manières d'interagir."Laëtitia FavroLire Magazine
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"Ce passionnant petit opus nous alerte sur le danger "d’une nouvelle absence au monde" qui provoque déjà des souffrances inimaginables. C’est aussi la fin du silence, corollaire de l’écoute. Dans le monde connecté, ces instants en suspens ne s’apparentent-ils pas à une panne ? La conversation est-elle en voie d’extinction ?"Muriel SteinmetzL'Humanité