L’œuvre de Brigitte Reimann – à l’instar de celle de Christa Wolf – est considérée comme un classique de la littérature est-allemande. Son roman Une fratrie, publié en RDA en 1963, déclencha de vives discussions aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest, même si c’était une version censurée par la Stasi. Brigitte Reimann meurt en 1973 et le manuscrit original du roman n’est jamais retrouvé.
En 2021, à la faveur de travaux effectués dans la maison qu’occupait Reimann, il est découvert par hasard dans un placard dissimulé. Voici donc le texte intégral publié pour la première fois en France de cette œuvre majeure de la littérature allemande.
Une fratrie raconte avec puissance, élégance et un humour pince-sans-rire l’histoire de la jeune peintre Elisabeth qui apprend en 1961 que son frère préféré, Uli, veut s’installer à l’Ouest. Elle, qui travaille comme d’autres artistes par ordre de l’État dans les usines pour sortir de l’élitisme et amener la culture aux classes travailleuses, refuse d’admettre que chacun puisse vivre selon ses propres aspirations et ne pas contribuer à la construction socialiste. Elle ne dispose que de deux jours pour convaincre son frère de ne pas partir.
Profond, saisissant, drôle, ce roman a l’ambiance d’une pièce de théâtre intense – digne d’un drame familial de Henrik Ibsen ou d’Arthur Miller – avec des dialogues féroces sur la politique et l’art et, finalement, le désir de changement, le destin des idéaux et des étreintes brisées. Un chef-d’œuvre de la littérature allemande.
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« Découvrez ce grand classique de la littérature est-allemande dont le manuscrit original a été retrouvé en 2021 dans l'ancienne maison de Brigitte Reimann ! Berlin dans les années 60. Un frère et une soeur, alter-ego de l'autrice, se déchirent quand le premier annonce à la seconde qu'il part à l'Ouest dans deux jours. Elisabeth a alors 48 heures pour convaincre son frère adoré de rester, quitte à douter elle-même de ses propres arguments... Un récit d'une grande intelligence qui brosse le portrait d'une époque et souligne avec subtilité toute sa complexité. Essentiel. »Solène Quéré
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"RDA, 1961, Elisabeth dispose de trois jours pour convaincre Ulli, son frère adoré, de ne pas passer à l’Ouest. Inspirée par son expérience personnelle, Brigitte Reimann confronte, avec finesse, les espoirs placés dans le régime communiste aux désillusions provoquées par la nouvelle bureaucratie socialiste. Pour la première fois, ce grand roman est publié dans sa version intégrale !"Laurie
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"Ce que nous lisons ici n'est pas la version publiée en RDA, lissée, expurgée, mais le manuscrit original, tel que retrouvé en 2021 lors de travaux dans l'ancienne maison de Reimann. Quelque chose demeure d'une version à l'autre, qui tient au rôle de la femme : c'est elle qui souffre et reste, malgré déconvenues et peurs. La femme féconde l'avenir. La femme est-elle l'avenir de l'homme socialiste ?"Eric FayeBastille Magazine
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À travers des dialogues ciselés et des descriptions féroces, la romancière est-allemande Brigitte Reimann confronte les aspirations divergentes d’une génération dans une Allemagne coupée en deux.Estelle CouvercelleLe Pèlerin
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«Un livre majeur.»Dominique AutrandLe Monde diplomatique
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"Avec intensité, et drôlerie souvent, la romancière Brigitte Reimann fait de ce conflit fraternel le prisme à travers lequel regarder non seulement un pays tout entier, mais la nature de l'engagement. À travers le suspense intime, ce sont les dilemmes impossibles de tout un peuple déchiré qui se jouent. Le roman a le charme d'une immersion dans le contexte historique précis qui l'a fait naître, celui d'un pays coupé en deux."Sophie PujasTransfuge
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"Avec une élégance rare, un regard perçant, des dialogues percutants, Brigitte Reimann offre au lecteur le quotidien d'une jeune femme, dans l'étau du Parti, aux prises avec des sentiments contradictoires. La question est alors puissante : de quelle liberté bénéficie-t-elle vraiment ?"Jean-Baptiste HamelinPage des libraires
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"La version non expurgée du roman, publiée ici dans la belle traduction de Françoise Toraille, livre un échantillon crédible et authentique des débats et des soucis qui animaient dans les années 1960 une jeunesse prête à croire aux bienfaits du socialisme, mais suffisamment lucide pour le voir se dévoyer. […] Il était juste que le roman Une fratrie, par ses qualités littéraires, soit enfin rangé parmi les œuvres des écrivains et écrivaines qui ont su, des années avant la chute du régime communiste, faire valoir leur point de vue critique, et enrichir la littérature allemande d’une composante particulière, enracinée dans une République éphémère que l’Histoire a rapidement passée par pertes et profits." Critique à retrouver en entier iciJean-Luc TiessetEn attendant Nadeau
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"Grâce à la traductrice Françoise Toraille et aux Editions Métailié, le lecteur non germanophone peut s’aventurer aujourd’hui dans l’univers magistral et envoûtant de l’une des plus importantes écrivaines est-allemandes." À retrouver en entier iciMireille DescombresPolars, Polis et Cie
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"L'efficacité du récit tient dans la confrontation entre la froideur angoissante du système politique et la chaleur humaine des relations entre frère et sœur, décrite d'une façon remarquablement vivante."Bernard QuirinyLire Magazine
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"Une fratrie emporte le lecteur dans un flot de souvenirs, d'images et de réflexions : les dialogues, théâtralisés, se chevauchent. Tout un monde se déploie et se délite en moins de 200 pages. Le mélange de naïveté et de lucidité, d'ironie plus ou moins volontaire, d'autocensure aussi, produit un roman original et pénétrant."Philippe ChevilleyLes Echos Week-End