Zoé est cartographe d’information. Sa technique de mise en lien sert à raconter les histoires, à les rendre lisibles, comme les tableaux des enquêtes de la police dans les films quand les photos sont reliées par des ficelles de couleur. Elle travaille en free-lance pour un projet européen et est assez imperméable au folklore des start-up et à la novlangue managériale. Elle, elle classe et relie, son arme c’est le sens et l’histoire qui est racontée.
Durant un voyage de l’équipe à Sophia Antipolis, la « Silicon Valley à la française », elle apprend que des femmes employées par la start-up qui les reçoit se sont suicidées. À son retour chez elle, le vieil ami qu’elle avait hébergé y a été assassiné.
De lien en lien elle découvre alors une autre réalité professionnelle, sordide, qui se cache derrière les étiquettes de « flexibilité » et d’« innovation ».
Zoé donne à l’intrigue une profondeur psychologique et intellectuelle rare, elle incarne une forme de résistance douce mais tenace face à des systèmes de pouvoir et de violence sociale, psychologique et politique.
Un roman haletant, des personnages riches et complexes qui se meuvent dans des milieux professionnels peu explorés par le roman noir. Un premier roman qui dévoile l’exotisme des nouveaux milieux professionnels modernes.