Publication : 21/01/2016
Pages : 308
Grand Format
ISBN : 979-10-226-0170-2
Couverture HD
Numérique
ISBN : 979-10-226-0426-0
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Le Carnaval des innocents

Evelio ROSERO

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21 €
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13,99 €
Titre original : La carroza de Bolivar
Langue originale : Espagnol (Colombie)
Traduit par : François Gaudry

Le docteur Justo Pastor Proceso a tout pour être heureux. Il est gynécologue dans une petite ville du sud de la Colombie, il a une résidence secondaire, une femme coquette, deux filles et un hobby : enquêter sur la véritable histoire de Simón Bolívar.

Pour le  carnaval de décembre 1966, il décide de frapper un grand coup en faisant construire un char burlesque qui révélera la face cachée de Simón Bolívar : le Libérateur s’est attribué des victoires sur des champs de bataille où il n’a jamais mis les pieds, a trahi ses amis, menti sans pudeur, enlevé et violé des petites filles à peine nubiles.

Pareille offense au héros national ne passe pas inaperçue : on crie au scandale, les notables se liguent contre lui, on attaque l’atelier à l’arme à feu. Pour couronner le tout, en pleine folie carnavalesque, il découvre que sa femme le trompe (avec un général et quelques autres), ses filles le méprisent et ses amis se servent de lui.

On quitte le vaudeville pour la farce, mais le drame n’est jamais loin. Dans la Colombie de la fin des années 60 on préfère vivre dans le mensonge plutôt que de remettre les mythes en question.

Dans ce roman à la fois ironique et totalement tragique, Evelio Rosero confirme son très grand talent de styliste et de raconteur d’histoires.

« Encore une démonstration du talent magique pour les mots de Rosero, qui atteint là des sommets. »                                                                                            J. J. Armas Marcelo, ABC Cultural

  • "Justo Pastor Procesco est gynécologue à Pasto, petite ville du sud de la Colombie. Il a une femme magnifique mais qui ne semble pas l’aimer et deux filles qui ne lui accordent pas davantage d’intérêt. Passionné par la véritable histoire de Simón Bolívar, il décide de frapper un grand coup pour le carnaval de décembre 1966 : construire un char qui révélerait la vraie nature du Libérateur. Mais offenser ainsi un héro national va lui attirer les foudres de nombreuses personnes.

    Le carnaval des innocents est un vaudeville qui se transforme en farce dramatique, le tout bien arrosé d’aguardiente, boisson très populaire à 30 degrés !"

    Marie Nawrot
  • "En Colombie, on ne plaisante pas avec l'intouchable figure du Général Simón Bolívar. En tentant de démystifier cette légende, le Docteur Justo Pastor Proceso va en faire les frais.

    Ce roman très drôle et coloré, magnifiquement écrit cache un véritable drame de société. Une belle surprise !"

     

  • "C'est chantant, c'est dansant, c'est rythmé, c'est foufou... c'est un roman à l'image de son pays d'action, de son auteur : la Colombie!

    Tout commence le 28 décembre, jour de la fête des innocents. Premier jour du carnaval des Noirs et des Blancs de 1966. Un homme, gynécologue, s'apprête à faire une blague à sa femme. Mais il hésite. Mais il le fera tout de même. Mais finalement c'est elle qui lui en fera une et peut-être même deux...

    Vous me trouvez hésitante? C'est normal, là, est tout le coeur du texte, dans cette hésitation, dans ce va-et-vient de notre conscience à savoir où se cache la vérité et où commence la farce.Dans une écriture chantante, l'auteur déroule son action autour de ces quelques jours de fêtes. A priori, journées traditionnelles mais pour cette année, journées de forts changements.

    Ce sera alors l'occasion pour certains de remettre son couple en question. Pour d'autre, de perdre sa virginité. Pour d'autres encore de voir quelle image de soi l'on renvoie. Enfin, ce sera le moment, le seul et unique, pour remettre en question l'idole nationale : Simon Bolivar...

    Une fresque historique, une fable moralisatrice, une farce tragi-comique, un récit de vie d'un homme lambda... Le carnaval des innocents est tout cela à la fois!  Roman multiple comme autant de raison de lire!"

    Pauline Fouillet
  • 1966, Colombie. Le carnaval s'apprête à déferler sur la ville de Pasto ! Pour le Dr Proceso, cette mascarade est une opportunité en or il projette de présenter un char dédié à la véritable histoire de Bolivar le Libérateur Obnubilé par son ambition de révéler au peuple le tyran qu'a été Bolivar, pourtant toujours adulé, Proceso va se heurter à des opposants particulièrement retors... Qu'y a-t-il de plus fâcheux que de sentir le potentiel
    d'une œuvre sans être en mesure de l'apprécier ? C'est dans ce cas précis que s'illustre Le carnaval des innocents d'Evelio Rosero. Encensée par la critique et une grande partie des lecteurs, l'œuvre de Rosero est assurément un roman engagé et documente Ainsi, la 2nde partie du livre, qui dépeint la révolte de Pasto, est sans surprise la plus réussie, aussi violente que saisissante - personne ne saurait y être insensible. Alors, quel a été l'obstacle ? ll tient en deux mots : les personnages. Non qu'ils soient mal écrits, mais ces anti héros n'ont rien de transcendants malsains, faibles, pervers, cruels... Si la littérature nous a dévoilé une galerie de protagonistes méprisables et pathétiques, ceux-ci sont exempts de toute empathie et n'ont rien de ces « zéros magnifiques » qu'on adore croiser au fil des pages ! A deux exceptions notables (les personnages secondaires du poète Puelles et du sculpteur Arbelaez), aucun ne parvient à susciter un tant soit peu d'intérêt. De ce manque d'estime naît une indifférence totale, brièvement soulagée par cette magistrale seconde partie. Reste que Rosero a le mérite de nous plonger dans une culture méconnue, trop souvent négligée. Le pays et l'Histoire supplantent ainsi les personnages et l'intrigue... Dépaysant pays que cette Colombie dont Rosero brosse une image magnifique et nuancée qui mériterait amplement qu'on s'y intéresse davantage. Je souhaite a chacun que la magie de ce singulier Carnaval des innocents le saisisse. Pour moi, ce fut une expérience certes frustrante et imparfaite mais intense.

    Chloé Villa
  • "Un univers burlesque dans la grande tradition sud-américaine." Lire l'article ici

    Jean-Luc Aubarbier
    L'Essor sarladais
  • "Evelio Rosero imagine une farce iconoclaste autour du mythe Bolívar." Lire l'article ici

    Véronique Rossignol
    Livres hebdo
  • "Magistralement écrit, Le Carnaval des innocents est une surprenante fiction basée sur les travaux de l'historien colombien José Rafael Sañudo, révélant un Bolivar inconnu, despotique et cruel, bien loin de l'image d'Epinal que l'on connaissait." Lire l'article ici

    Esther Sanchez
    Qué tal París
  • "Antipatriotique et irrévérencieux, le nouveau roman d'Evelio Rosero s'attaque à l'Himalaya de la mémoire colombienne : l'icône politique et militaire Simon Bolivar." Lire l'article ici

    Benoît Legemble
    Transfuge
  • "La farce tourne au macabre. Le réjouissant texte d'Evelio Rosero (né à Bogota en 1958) a reçu le prix du meilleur roman colombien en 2014." Lire l'article ici

    Dernières Nouvelles d'Alsace
  • "Le talent de l’écrivain est de savoir nous rendre palpables l’excitation et la démesure de la fête autant que l’inconscience assumée qui semble saisir toute la ville, tous ses habitants." Lire l'article ici

    Marc Ossorguine
    La Cause littéraire
  • "Au fil des pages, le lecteur est emporté par le talent de conteur de Rosero. Non sans humour, maniant l'ironie avec bonheur, Evelio Rosero illustre que parfois le peuple préfère vivre dans un mensonge prestigieux plutôt que de remettre en question l'histoire nationale." Lire l'article ici

    Le blog de Danactu-résistance
  • "L'excès fonctionne à plein et Evelio Rosero fait tenir ensemble truculence, ironie, tragique, dérision et nous concocte un feu d'artifices saisissant de lucidité." Lire l'article ici

    Alphonse Cugier
    Liberté Hebdo
  • "Dilettante rincé par la vie, Justo Pastor montre, le temps d'un carnaval, un courage et une détermination qu'il ignorait posséder. « Dans ce pays qui était lui aussi une plaisanterie atroce », son petit blasphème devient geste de résistance." Lire l'article ici

    Emilien Bernard
    Le Canard enchaîné
  • "Le carnaval des innocents est un excellent roman qui amène le lecteur à réfléchir sur ses obsessions mais aussi sur la représentation des mythes qui nous entourent." Lire l'article ici

    Blog Une pause littéraire
  • "Chez le Colombien Evelio Rosero, charisme et grandeur d'âme appartiennent au passé. Si tant est qu'ils aient existé un jour. Dans Le Carnaval des innocents, le romancier restaure toutefois temporairement une forme de courage politique." Lire l'article ici

    Anaïs Héluin
    Les Lettres françaises

Evelio Rosero est né à Bogotá en 1958 et a longtemps vécu à Pasto, à l’extrême sud de la Colombie. Il abandonne des études de communication pour devenir écrivain, vit un temps à Barcelone et Paris. Son premier roman, Juliana les regarde (à paraître en janvier chez Métailié), est édité par Anagrama en 1986, mais son texte est « espagnolisé », ce qui le rend furieux. Avec Les Armées, traduit en 12 langues, il remporte le prix Tusquets en 2007, puis l’Independent Foreign Fiction Prize (2009) au Royaume-Uni. Le Carnaval des innocents, derrière le brillant tableau de mœurs, est une tentative de déboulonner le mythe sud-américain de Simón Bolívar.

Bibliographie