Publication : 05/09/2025
Pages : 256
Grand Format
Date de parution : 05/09/2025
Pages : 256
ISBN : 979-10-226-1464-1
Couverture HD
Numérique
EAN : 9791022614658

L'Éducation physique

Rosario VILLAJOS

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22 €
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9,99 €
Titre original : La educación física
Langue originale : Espagnol
Traduit par : Nathalie Serny
Prix
  • Sélection Prix littéraire Les Inrockuptibles - roman étranger - 2025

Un soir de l’été 1994, Catalina, 16 ans, quitte précipitamment la maison de sa copine avant qu’on la raccompagne. Il n’y a plus de bus, elle part à pied et décide de faire du stop. Elle a peur des mauvaises rencontres mais encore plus du couvre-feu imposé par ses parents.
Entre 18h15 et 21h45, avec un suspense digne d’un thriller, on va suivre ses pensées comme une expérience intime, parfois déroutante, parfois contradictoire, mais surtout intense, comme tout ce qu’on vit à l’adolescence. Ce sera aussi une tentative de prise de conscience de son propre corps qu’elle cherche à apprivoiser malgré le regard des autres.
L’auteure transfère sur le plan physique l’éducation sentimentale de son héroïne, miroir de la vie et de son temps, pour nous suggérer que les batailles des femmes reflètent les violences de chaque époque.
Un livre parfaitement actuel sur le désir de liberté et le corps féminin comme champ de conflit émotionnel, affectif et politique. Un roman juste, universel et plein de tendresse.

  • "Lorsqu'une femme prend conscience de son corps, c'est d'abord par le regard des autres, puisqu'à elle on lui a toujours appris à le rendre lisse, silencieux, discret. À l'adolescence, quand il déborde des cases, les hommes se chargeront de le ramener à l'état de chose, qu'on peut toucher, posséder, moquer, sexualiser. Cette goutte de trop fait remonter son histoire, qui est celle de toutes les filles. Un cri du cœur puissant et sans filtre."
    Marianne
  • "Catalina, 16 ans, fait du stop un dimanche soir pour rentrer chez elle. Ça donne un monologue puissant sur la prise de conscience d’être considérée comme un corps, désiré, contrôlé, scruté, jugé. Un rythme d’une puissance et d’une justesse infinie."
  • "Un texte sur l’adolescence, sur l’apprentissage du corps et de l’amour. Sur l'émancipation, sur la violence faite au corps. Et qui se déroule en quelques heures d’errance sous le soleil… Une surprenante découverte !"
  • "J'aurais voulu lire ce roman à seize ans pour mettre des mots à mes affres et tourments d'adolescente. Je suis contente de le lire à trente ans pour prendre du recul et réfléchir à ces états d'âme, reflets d'une société violente envers les femmes. Un roman haletant et très juste."
    Ana
  • "Nous avons adoré ce roman ! Dur et tellement réaliste sur la façon d'éduquer les filles à ne pas posséder leur corps... À lire de toute urgence !!"
    Julien Burnat
  • "Été 1994, casque aux oreilles, entre Nirvana et Kurt Cobain, Catalina a 16 ans et elle est seule à faire du stop pour rentrer chez elle avant que ses parents ne s’en aperçoivent. Durant cette échappée la tension monte. Catalina raconte toutes les violences d’une société, d’une famille, des adultes, des amis envers les jeunes femmes en devenir. Car Catalina le sait, malgré l’injonction à la peur de l’inconnu, le mal est partout. Un roman féministe brillant sur les violences et le rapport au corps, qui loin d’être paisible, vous tient en haleine."
    Manon
  • "Heure par heure, le terrible retour à la maison d'une jeune fille après une agression sexuelle. Procès sans appel d'une société espagnole encore très patriarcale, ce poignant récit interpelle."
    Alexandre
  • "Un roman sensoriel qui bouscule surtout, mais qui berce aussi. Le personnage de Catalina est très touchant et semble incarner une sorte de mémoire collective des femmes et des filles, à 16 ans déjà."
    Anaïs
  • « Engagé et féministe, [L’Education physique] est à placer dans toutes les mains ; celles des adolescentes et celles qui l'ont été, pour se réconcilier avec le corps, le sien oui, mais aussi avec le regard qu'on porte sur celui des autres. »
    Lucie Villy
  • "C'est l'adolescence et elle me traverse. Elle me noie, submerge mes sens, mes émotions, mon esprit ravagé par une communauté machiste. Qui je suis moi pour vouloir vivre libre dans mon corps ? […] On est en Espagne dans les années 90 et notre narratrice sensible et rêche à la fois, découvre ce corps qui change, les lois qui l'accompagnent, les inquiétudes, les dogmes d'une société patriarcale. Les heures défilent et le récit est incisif, vif, enlevé, plein de cette rage inconsciente et révoltée de l'adolescence. Une très belle découverte de la rentrée chez Metailié."
    Charlotte
  • "L'Espagnole Rosario Villajos signe un roman d'apprentissage original et percutant et nous rappelle que l'éducation des filles se fait à leurs dépens."
    Amandine Schmitt
    Le Nouvel Obs
  • "Suivant les aiguilles de l'horloge, ce récit d'apprentissage brille par ce parti pris comme par l'écriture sans fioritures de Rosario Villajos (dont c'est le premier roman traduit en France) qui, citant Annie Ernaux livre sa propre “traversée périlleuse” de la trajectoire féminine." L'intégralité de l'article à retrouver ici.
    Sophie Rosemont
    Vogue
  • "Exploitant à merveille son unité de temps, Rosario Villajos livre une réflexion étouffante sur le corps des femmes et son asservissement. La quête de liberté de Catalina se traduit par une mise en danger délibérée, à l'image de ce que décrit Virginie Despentes dans King Kong Théorie (2006). Mené tambour battant, le monologue intérieur de l'adolescente est tristement universel. L'autrice en fait la porte-voix de plusieurs générations de femmes contraintes d'être sur le qui-vive à tout moment. Le moindre geste ou le moindre mot est susceptible de leur être fatal, ce que L'Éducation physique démontre avec vigueur."
    Thomas Messias
    Slate.fr
  • "Avec un style direct, ce roman au féminin capte et restitue cet instant où l’on découvre que grandir, c’est aussi oser résister."
    Nicky Depasse
    Gaël
  • "Un roman qui est à la fois sur la peau et sous la peau. Cette Éducation physique c’est celle d’un corps qui devient la propriété du patriarcat et c’est ce que l’auteure saisit, cette histoire de dépossession d’une fille qui devient une femme donc une proie." À podcaster ici
    Youness Bousenna
    Médiapart
  • "Quand il n’y a aucune éducation sexuelle, quand MeToo n’a pas encore mis sur le devant les notions de consentement, le corps de la jeune fille est un fardeau en proie à une double insécurité, publique et privée, sociale et familiale. Nous sommes faits de matière organique. C’est le corps qui raconte l’histoire de Catalina (une opération chirurgicale, les premières règles, les seins qui poussent, le désir), un corps qui en sait plus qu’elle sur elle tellement elle est déconnectée de lui. Rosario Vilajos a gommé toute sentimentalité pour se concentrer sur les sensations physiques." À lire en entier ici
    Marie-Laure Kirzy
    Benzine Mag
  • "Rosario Villajos déploie un roman percutant et juste, oscillant entre le thriller et le flux de conscience." Intégralité de l'article à retrouver ici.
    Sophie Bernard
    Zone critique
  • "Sur la route, tandis que s'écoulent les minutes, Catalina va raconter, tout raconter. Et c'est cette voix unique, entre franchise, lucidité et naïve té qui viendra toucher au cœur tous ceux qui voudront bien l'entendre et surtout l'écouter. Tous ceux qui oseront se plonger dans ce livre qui est assurément à remettre tout en haut de la pile de ceux qu'il faut lire absolument en ce début d'automne pourtant si chargé en découvertes littéraires."
    Florence Dalmas
    Le Dauphiné libéré
  • "De 18h15 à 21h45, nous passons trois heures et demie dans la tête de Catalina […] Cette capsule temporelle devient le microscope d'une large, saisissant exploration la métamorphose vertigineuse qu'est l'adolescence. […] À ce trouble intérieur s'ajoute la menace extérieure, dans une dialectique qui fait la force de ce roman aux phrases amples. Passant de fille à femme, ce corps devient deux fois objet du patriarcat - ceux du désir et de l'ordre."
    Youness Bousenna
    Télérama
  • "Un texte dense et précis qui nous plonge, trois heures et demie durant, le temps d’une session d’autostop, dans la psyché incandescente d’une jeune fille en pleine (re)possession de ses moyens."
    Aurore Engelen
    Le Vif (Belgique)
  • "Rosario Villajos a le don de faire de ce décalage, entre l’intimité d’une adolescente à la naïveté désarmante et l’image qu’elle projette, le moteur d’une tragicomédie corrosive qui explore les questions du genre et de l’orientation sexuelle, à l’âge où ces questions se posent le plus. […] L’Education physique est aussi une critique incisive du machisme tout-puissant en cette fin du XXe siècle espagnol. La romancière décrit par le menu les travers d’un monde encore à des années-lumière de la révolution #MeToo : où les parents permettent à leurs fils tout ce qu’ils interdisent à leurs filles. Où les épouses acceptent que leurs maris pensent et parlent à leur place. Où les enfants voient leurs mères dépérir dans un mariage qui les annihile, comme avant elles leurs propres mères. Mais où, sous l’humour désabusé de Catalina, gronde une colère qui n’attend qu’une chose, exploser pour que tout change. L’espoir d’une vraie métamorphose."
    Ariane Singer
    Le Monde des Livres
  • "L'autrice madrilène livre un texte très féministe qui raconte implacablement, à partir d'une situation banale, ce que signifie naître avec un corps de fille."
    Sylvie Tanette
    Les Inrockuptibles
Rosario VILLAJOS est née à Cordoue en 1978 et vit à Madrid. Après des études aux Beaux-Arts, elle a travaillé dans l’industrie musicale. L’Éducation physique, son premier roman traduit en français, a reçu le prestigieux prix Biblioteca Breve en Espagne et a été finaliste du prix Strega étranger en Italie.

Bibliographie