Autobiographie, fiction, chronique captivante de la bipolarité, ce récit n’est pas un inventaire de la maladie, mais plutôt le désir de trouver dans l’écriture et la littérature une « poétique de l’authentique », c’est-à-dire une perception de la double identité du sujet bipolaire chacune comme la seule identité réelle.
Le livre est saisissant, Thomas Melle ne s’épargne pas. Son texte – espèce d’anti-roman d’apprentissage – alterne entre poésie, délires rocambolesques (une coucherie avec Madonna, un passage au McDo avec Thomas Bernhard…) et situations poignantes afin de raconter avec la plus grande sincérité ce qu’il lui est donné de vivre.
Dans cette œuvre unique, l’auteur mélange avec maîtrise ses souvenirs, ses obsessions et ses intuitions, et fait éclater la notion du genre en écrivant sur la bipolarité – ou plus précisément la phase maniaque –, qui peut être aussi une grande machine à fabriquer de la littérature.
Un objet d’une force narrative inouïe.
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"Un texte couturé, saturé, rythmé par les va-et-vient de la psychose, qui reparcourt obsessionnellement, en même temps qu’il les estompe, les limites entre soi et soi, fiction et vérité, normalité et folie. La folie, n’est-ce pas précisément cela ? Et, peut-être, l’écriture aussi." Lire la chronique iciLe Blog littéraire de Pierre Ahnne
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"Chronique d'une vie en enfer, son livre est aussi une quête : d'explications, d'identité. Comment se faire comprendre des autres quand on ne sait pas soi-même qui l'on est ? La détresse de l’auteur, bipolaire, est sublimée par l'écriture. Rien que ça."Fabrice ColinLire Magazine Littéraire
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"Chagrins, angoisses, obsessions, poèmes se succèdent en rythmes cassés, le tout avec une lucidité poignante. Qu’il nous raconte une coucherie fantasmée avec Madonna ou l’écrasement qui s’abat sur lui au lendemain d’un délire, nous sommes avec lui. C’est beau, ça prend à la gorge."Christilla Pellé-DouëlPsychologies Magazine
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"Melle déploie tout son talent littéraire pour nous livrer en pâture son cauchemar éveillé. Son malheur dépeint avec un humour cruel devient pour le lecteur un plaisir coupable."Sandra JumelVocable Allemand
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« Un double je bouleversant. » « Sans fatalisme ni résignation, [Thomas Melle] apporte l’illustration fascinante d’une maladie qui agit comme moteur de l’écriture et formidable fabrique à histoires. »Léonard DesbrièresLe Parisien week-end
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« Le Monde dans le dos, un titre très parlant, pour ce livre psyché, cette magnifique anamorphose aussi éprouvante que sidérante. »Dominique AussenacLe Matricule des anges
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« Thomas Melle, atteint de bipolarité, nous offre un texte inclassable, ni roman, ni autobiographie, ni chronique d’une maladie, à moins que ce ne soit toute cela à la fois. Le Monde dans le dos est plus qu’une analyse, un retour sur la déferlante maniaque qui s’abat sur lui sans crier gare, emportant toutes les digues protectrices, avant de refluer en abandonnant derrière elle les fragments épars d’un « moi » qu’il lui faut rassembler. Il s’agit de faire ressurgir, quand le calme revient, ces vestiges à demi enfouis, cadenassés dans un recoin de la mémoire ; de trouver les mots, de les écrire pour survivre, pour vivre tout simplement. Et le lecteur, à la fois ébranlé par ce qu’il lit et fasciné par la maîtrise de la narration, assiste à la lente résurrection d’un auteur qui manifeste un talent des plus originaux. » Lire la chronique iciJean-Luc TiessetSite En attendant Nadeau
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"Un livre éprouvant, poignant parfois, humble et courageux, sans concession ni auto-apitoiement. Et utile pour tout qui voudrait essayer de comprendre la bipolarité et le sentiment d’exclusion qu’elle peut générer." Lire la chronique iciBlog Voyages au fil des pages
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"Le Monde dans le dos n’est pas seulement le roman autobiographique d’un Allemand né en 1975, analysant la maladie qui l’a mis à terre trois fois. C’est une plongée au cœur de la vulnérabilité humaine, une fameuse traversée sur une nef des fous où le langage mène la danse."Frédérique FanchetteLibération