Dans la presse

Politis

Anaïs Héluin

« Les femmes de Claudia Hernández existent en tant que lignée. Dense mais aussi rempli de silences, de secrets qui ne seront que partiellement révélés, le récit à la troisième personne - elle aussi anonyme - passe sans cesse de l’une à l’autre. Sans transitions ou presque, il dessine les contours multiples des forces vitales d’un pays d’Amérique centrale dont les ressemblances avec le Salvador ne sont sans doute pas fortuites. […] Chez Claudia Hernández, la conquête d’une liberté, d’un chemin à soi dans les décombres laissés par la guerre, se fait dans un réseau complexe de solidarités et d’héritages qui, si l’on n’y prend garde, peuvent se révéler prisons. L’urgence, l’intranquillité ressentie par toutes se transmet au lecteur, qui peut choisir de démêler les fils de toutes leurs trajectoires ou de les regarder ensemble, comme un rappel des liens qui nous unissent tous et qui n’attendent que de prendre des formes nouvelles, adaptées à l’époque. »