Publication : 10/09/2015
Pages : 400
Grand Format
ISBN : 979-10-226-0157-3
Couverture HD
Numérique
ISBN : 979-10-226-0427-7
Couverture HD

Si tard, il était si tard

James KELMAN

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21 €
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13,99 €
Titre original : How late it was, how late
Langue originale : Anglais (Ecosse)
Traduit par : Céline Schwaller
Ce roman a reçu le Booker Prize 1994.

  Glasgow, dimanche matin, Sammy émerge de deux jours de beuverie. Il n’a plus de portefeuille et est chaussé de baskets qui ne lui appartiennent pas. Suspect, il est arrêté et sauvagement tabassé par la police. À la sortie il se découvre complètement aveugle. Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l’interroge pour un crime mystérieux lié au terrorisme politique et le médecin qu’il finit par consulter refuse d’admettre qu’il est aveugle. Il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu’est devenue sa vie. 

     Sammy navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance exprimée dans une prose torrentielle, faite de rudesse, de tension qui ne faiblit jamais. On y lit une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d’ironie et d’humour noir.

« L’écrivain écossais le plus influent, celui qui a su conjuguer la langue populaire, le lyrisme savant, l’engagement coléreux et l’ironie » Le Monde Diplomatique

 « Un livre exceptionnellement intense et lucide. » The Guardian

« Kelman est un écrivain drôle, acide, expansif, dont les phrases étranges, originales, sont autant de géniales aventures de la pensée. »  The New Yorker

  • "J'aime beaucoup ce personnage à la fois détaché et en pleine déchéance. L'écriture très originale est jubilatoire par moments, malgré l'aspect désespéré et grinçant du texte - ce qui rend le tout particulièrement prenant je trouve."

    Bertrand Redon
  • Il aura fallu vingt ans pour voir ce roman de l’Écossais James Kelman publié en français. Mais l’attente en valait la peine. Amateurs d’humour noir, vous allez être servis !

    Sammy se réveille sur un banc après une cuite monumentale, portant aux pieds des baskets qui ne sont pas les siennes, à côté de ses pompes comme il l’est tout le temps. Des policiers qui passent par-là le trouvent hautement suspect. Ils l’embarquent fissa et le tabassent à tel point qu’il en perd la vue. Commence pour Sammy une véritable odyssée afin de retrouver un quotidien, certes pas terrible, mais au moins en technicolor. À travers la voix de ce drôle d’énergumène, c’est le Glasgow des petits boulots, des virées au pub, des files d’attente à l’agence pour l’emploi et à la NHS (la Sécu britannique), que James Kelman évoque avec toute l’absurdité qui les caractérise. Ce roman avait choqué l’intelligentsia anglo-saxonne en obtenant en 1994 le Booker Prize (l’équivalent de notre Goncourt), alors qu’on y trouve le mot « fuck » et ses moult dérivés pas loin de 3 000 fois ! Ce qui donnait la voix de Sammy authentique a aussi donné au livre sa réputation d’être intraduisible. C’est Céline Schwaller, la traductrice de La Sauvage, le magnifique mais non moins difficile premier roman de Jenni Fagan, également aussi paru chez Métailié, qui a relevé le défi, et c’est une belle réussite !

     

     
    Charlène Busalli
  • "La magnifique obstination de Sammy à ne pas se laisser abattre par sa cécité est en soi passionnante." Lire l'article ici

    Claire Devarrieux
    Libération
  • "On comprend que le roman ait choqué les puristes, mais les jurés du Booker Prize ne se sont pas trompés: ils n'ont pas obéi au snobisme d'un moment. La force de déflagration du livre est restée intacte." Lire l'article ici

    Christophe Mercier
    Le Figaro littéraire
  • "Lauréat du Booker Prize en 1994, Si tard, il était si tard renverse les valeurs et fait naître, à travers ses pages désespérées, une somptueuse mélodie." Lire l'article ici

    Héléna Villovitch
    Elle
  • "Si tard, il était si tard est une admirable prouesse narrative. James Kelman parvient à nous immerger complètement dans l’esprit de Sammy, au cœur de ce dialogue continu qu’il entretient avec lui-même. Plongé dans le flot ininterrompu de ses pensées, on se retrouve aussi désorienté et désemparé que lui face à cette situation brumeuse et insolite."

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    Site Small Things
  • "La langue de James Kelman, orale, argotique et peu ponctuée avait d'ailleurs désarçonné certains membres du jury, qui s'étaient émus qu'on puisse récompenser un roman truffé de jurons. La légende veut qu'on y compte notamment près de 4000 occurrences de «fuck ». On mesure donc aujourd'hui toute la virtuosité dont a su faire preuve Céline Schwaller, la traductrice."

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    Florence Bouchy
    Le Monde des livres
  • "Le style est un véritable tour de force et je lirai très certainement James Kelman en anglais pour voir la bête de plus près. Sammy est un personnage attachant et empreint d'un sacré humour noir, je le considérais presque comme un ami à la fin du roman. [...] Un roman à retenir en cette rentrée littéraire, un beau et bon roman, une sacrée réussite."

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    Blog Voyager... Lire
  • " Une descente aux enfers écrite dans une langue crue et désespérée, qui rappelle Bukowski ou encore l'enfer urbain de Last Exit to Brooklyn d'Hubert Selby Jr." Lire l'article ici

    Les Inrockuptibles
  • "James Kelman, n'oubliez pas ce nom. Romancier de Glasgow et de ses laissés-pour compte, il signe le virtuose Si tard, il était si tard". Lire l'article ici

    Benoît Legemble
    Transfuge

Fils d'un restaurateur-encadreur, James Kelman est né à Glasgow en 1946. À 15 ans, il quitte l'école et sa famille émigre aux États-Unis où il vit un temps avant de retourner à Londres et Édimbourg. Il devient chauffeur de bus et commence à écrire à 22 ans. En 1983, il publie son premier recueil de nouvelles, Not Not While the Giro ; puis viendront, entre autres, Le Poinçonneur Hines (1999), Faut être prudent au pays de la liberté (2006). En 1989, il obtient le James Tait Black Prize pour Le Mécontentement (2002), et en 1994 le Man Booker Prize pour Si tard, il était si tard (2015). Il habite à Glasgow. Son site web est à cette adresse http://jameskelman.net/

Bibliographie