Un trentenaire désabusé traîne son spleen à La Havane, entre son bureau et le Malecón… L’espoir se fait rare, la vie est un disque rayé. Rhum, salsa, tabac, et parfois un détour chez la Russe du neuvième étage. Il fait une chaleur criminelle et la révolution semble s’être oubliée au milieu du gué.
Seule la mer, au loin, promet encore quelque chose…
Canek Sánchez Guevara, petit-fils du Che, fait vibrer Cuba comme jamais : le désenchantement s’écrit dans une langue intense, hypnotique, et la crise des balsas est prétexte à un formidable hymne à la liberté.
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« Tel un disque rayé, la vie de ce trentenaire mélancolique se déroule toujours de la même façon ; travail, rhum, salsa et, parfois, des filles. Dans cette Havane cloisonnée par les Américains dont le passé ne se limiterait presque qu’au Che, la plupart acceptent leur routine alors qu’une poignée se prend à rêver de fuite vers la liberté... Mais à quel prix ? Une ambiance étouffante, un rythme qui ancre le lecteur dans cette perpétuelle interrogation : « Pourquoi tout semble immuable en dépit de la violence de chaque mutation » ? »
Adèle Ferry -
« Ce court roman en forme de journal halluciné distille la lassitude d'un jeune fonctionnaire cubain qui n'attend plus rien de son pays. Les discours révolutionnaires ne font pas le poids face aux petites crises quotidiennes qui touchent l'approvisionnement en nourriture, en eau et en alcool, sans compter les suspicions d'une dictature en mal d'ennemis. Si le narrateur se meurt d'ennui, il en va tout autrement du lecteur puisque le roman est écrit avec rythme et véhémence, faisant la part belle à la résistance intellectuelle, au refus du conformisme morbide. Et il y a cette langueur tropicale qu'incarne au mieux le ressac des corps abandonnés aux caresses de la nuit, loin des injonctions bureaucratiques et des abus policiers. Parti trop tôt, le petit-fils du Che nous laisse un objet littéraire incorruptible qui n'a aucune chance de finir à l'étal d'un marchand de souvenirs. »Sébastien (Librairie Gallimard de Montréal)
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"Il est perdu dans la masse. Celle, désabusée, qui a perdu la révolution. Et qui vit comme un "disque rayé", avant d'essayer de s'échapper. Mais quelles issues trouver ? Quand tout est morne, cassé, abîmé."
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"c'est fort, poétique, intense, une intensité liée à l'économie et au procédé. Il décrit en peu de mots des impressions et sait saisir incroyablement bien la société qui l'entoure, son engluement, son immobilisme, il y a la chaleur qui pèse sur tous mais aussi quelque chose d'une peur ou d'un abandon, d'un désarroi voire d'un désespoir qui empêche d'avancer, et lorsque la tentative d'un horizon meilleur point, c'est pour mieux échouer, comme une fatalité."
Aurélie Janssens -
"j'ai adoré 33 révolutions. Un petit bout de livre mais si intense... L'écriture est addictive, poétique et si réaliste que le lecteur a l'impression d'être le personnage principal et de vivre aux couleurs de Cuba. Un réel coup de coeur."
Noéllie
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"Le roman de Canek est plein d’une profonde mélancolie ; son rythme est d’une lenteur douce, lancinante, désabusée..." Lire l'article ici
Alain JoubertEn attendant Nadeau -
"Sous sa plume, Cuba craque, se délite, s'effrite mais ne sombre jamais totalement, contrairement aux balsems embarqués sur des coquilles de noix avec la bénédiction du pouvoir en place." Lire l'article ici
L'Alsace -
"33 révolutions est le premier et dernier roman d'un écrivain qu'on aurait aimé entendre chanter plus longtemps." Lire l'article ici
Line PapinTransfuge -
"Complété par une passionnante interview, ce court roman poignant et poétique est à lire d'urgence." Lire l'article ici
Philippe ChevilleyLes Echos week-end -
"33 révolutions est une lecture indispensable." Lire l'article ici
Dominique ConilMediapart -
"33 révolutions, 33 saynètes intenses, 33 flashes saisissants, 33 photos poétiques, pour rendre un hommage éloquent à Cuba." Lire l'article ici
Blog Voyages au fil des pages -
"Dans 33 révolutions, on entend les télévisions qui diffusent les telenovelas et l'on sent l'humidité poisseuse de La Havane. Quant à la politique, elle est morte depuis longtemps, et ne survit que dans le disque rayé d'une lointaine et historique révolution cubaine..." Lire l'article ici
Gilles HeuréTélérama -
"Si on veut piger Cuba au XX° siècle et aujourd’hui, il faut lire le roman de Canek Sánchez Guevara: 33 révolutions. 33 tours par minute. 33 révolutions." Lire l'article ici
Didier BazyLa Cause Littéraire -
"Complainte triste et mélodieuse, 33 révolutions esquisse la possibilité d'une nouvelle odyssée, non moins dangereuse que les voies déjà tracées." Lire l'article ici
Ariane SingerLe Monde des Livres -
"Sauvage, enchanteresse, rebelle et soumise, sublime et décatie, La Havane méritait bien ce regard si profond, si particulier, et que l'on n'oubliera pas de sitôt." Lire l'article ici
Thierry ClermontLe Figaro littéraire -
" (...) Une prose magistralement désillusionnée, qui suinte la désespérance cubaine dans la nation nationaliste du Lider Maximo." Lire l'article ici
Valérie Marin la MesléeLe Point -
"Poétique et désespéré, rempli de nostalgie et de spleen" Lire l'article ici
Site Addict Culture -
"À lire absolument." Lire l'article ici
Gérard GuéganSud-ouest dimanche -
"Le roman file jusqu'au bout, implacablement, la métaphore du disque rayé, avec des soubresauts qui font avancer l'aiguille, mais la replacent sur un sillon où elle se bloque à nouveau. 33 chapitres qui avancent vers la tragédie finale, 33 révolutions d'un disque rayé." Lire l'article ici
Dominique ChryssoulisRevue Le Jardin d'Essai -
Ecouter l'entretien de René Solis ici
Entretien de René Solis par Olivier BarrotFrance 3 "Un livre un jour" -
"C'est fort, c'est brut, superbe, glauque, sublime, bref c'est plein de choses qu'il faut lire" Lire l'article ici
Site La Dictature des livres -
"On aime la pudeur de ce petit livre écrit au scalpel." Lire l'article ici
Thierry DussardL'Amateur de cigares