Publication : 11/01/2018
Nombre de pages : 208
ISBN : 979-10-226-0730-8
Prix : 18 €

Il n'en revint que trois

Gudbergur BERGSSON

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Titre original : Þrír sneru aftur
Langue originale : Islandais (Islande)
Traduit par : Eric Boury

Une ferme perdue en Islande, à des kilomètres du premier village, entre un champ de lave, des montagnes et des rivages désolés. Le ciel est vide et les visiteurs sont rares.
Mais l’écho de la Deuxième Guerre mondiale ne va pas tarder à atteindre ses habitants. Soudain soldats, déserteurs, espions débarquent, mais aussi radio, route, bordels et dollars. Puis viendront les touristes. L’ordre ancien vacille et ne se relèvera jamais.
Les personnages de Bergsson sont tout d’une pièce, rugueux et âpres comme la terre qui les a vus naître. Il y a ceux qui partent, ceux qui restent, ceux qui reviennent. Faut-il s’arracher à ce morceau de terre où rien ne pousse ? Ou guetter le renard en ignorant les secousses de l’histoire ?
Un texte sec et fort qui décrit le basculement brutal de l’Islande dans la modernité, les bégaiements de l’histoire, la force magnétique de certains paysages, qui sont comme des gardiens de la tradition familiale : nul n’y échappe.

« Une histoire du peuple islandais du XXe siècle : le livre le plus fort et le plus remarquable de Gudbergur Bergsson. » Fréttabladid

 

  • "Une ferme au bout du monde, des champs de lave, la neige, une nature austère et sauvage ….De sa plume sobre et juste, Gudbergur Bergsson plante d’emblée le rude décor d’une saga islandaise.

    Le lecteur va suivre la vie d’une famille, sur trois générations, des années trente jusqu’à nos jours: certains resteront à la ferme, d’autres partiront à la ville ou aux Etats-Unis en quête – illusoire?- d’une vie plus douce. Entre temps, débarqueront deux jeunes anglais puis un allemand. Tous les trois noueront avec cette famille des relations fortes mais troublées par l’avènement de la Seconde guerre Mondiale.

    Un des intérêts de cet âpre roman, c’est de découvrir en quoi l’Histoire va façonner les choix de vie des personnages : le passage d’un territoire qui vient tout juste de gagner son autonomie, mais qui est encore coupé du monde, à celui de base militaire d’abord pour les britanniques puis pour les américains, et enfin, l’entrée dans la modernité avec l’industrialisation, la géothermie, et l’arrivée des touristes sont autant de bouleversements que l’auteur nous décrit à travers des personnages forts, souvent en perte de repère.

    Ce récit est porté par un style dépouillé de toute fioriture propre à la bonne littérature scandinave et les lecteurs de la Trilogie de l’Ombre d’Arnaldur Indridasson auront le plaisir d’établir de fortes correspondances."

    Lucile Riegel
  • "Très beau texte! J'ai adoré, j'ai distillé le plaisir de le lire comme on fait durer le plaisir de boire un vieil armagnac."

    Valérie Barbe
  • "C'est un roman envoûtant, curieux, dépaysant, je ne l'ai pas lâché jusqu'à son point final."

    Jean-Jacques Thomas
  • "Un bien beau livre." Lire l'article ici

    Matthieu Baumier
    Elle
  • "On est happé par ce récit hypnotique d'un changement d'époque, à marche forcée." Lire l'article ici

    Jacques Lindecker
    L'Alsace
  • "Servi par une traduction remarquable - on est tout de suite happé dès les premières pages du récit - ce roman est un bijou de lecture." Lire l'article ici

    Blog Fragments de lecture
  • "On croit cette écriture naïve, et au contraire elle se révèle au fur et à mesure habile, la naïveté apparente permettant une ironie et une distance critique infusées par Bergsson à cette fresque islandaise allant de 1940 à nos jours." Lire l'article ici

    Léocadie Handke
    Transfuge
  • "Un roman noir dans la blancheur des neiges, des destins sombres imbriqués dans l’âtre d’une ferme isolée." Lire l'article ici

    Blog Fairy Stelphique
  • "Portant un regard sans concession sur ses compatriotes, cet auteur que je découvre ouvre pour moi de nouvelles pistes de compréhension de l’Islande et ce fut un bon moment de lecture." Lire l'article ici

    Blog Lectrice en campagne

« Gudbergur Bergsson est un grand écrivain européen. Ce qui inspire son art en premier lieu, ce n’est pas une curiosité sociologique ou historique, encore moins géographique, mais une quête existentielle, un vrai acharnement existentiel, qui situent son livre au centre même de ce qu’on pourrait appeler, selon moi, la modernité du roman. »
A propos de l’Aile du Cygne, par Milan Kundera

Bibliographie