Publication : 29/08/2013
Nombre de pages : 208
ISBN : 978-2-86424-932-0
Prix : 18 €

L’Apocalypse des travailleurs

Valter Hugo MÃE

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Titre original : o apocalipse dos trabalhadores
Langue originale : Portugais
Traduit par : Danielle Schramm
Prix
  • Prix des lecteurs de la librairie Nouvelle à Voiron - 2013

Maria da Graça est femme de ménage, elle a l’ambition de mourir d’amour. Elle rêve toutes les nuits qu’elle essaye d’entrer au paradis pour y retrouver monsieur Ferreira, son patron, qui, bien qu’avare et ayant abusé d’elle, lui parlait de Goya, Bergman ou Mozart, des hommes capables d’impressionner Dieu en personne. Mais les portes du paradis sont encombrées de marchands de souvenirs et saint Pierre la repousse à chaque fois. Elle verse aussi tous les soirs quelques gouttes d’eau de Javel dans la soupe de son mari. Quitéria, son amie, se prostitue mais tombe amoureuse d’un émigré ukrainien désespéré. Comme Maria da Graça, tous les personnages de ce roman cherchent leur paradis et, pleins d’espoirs ou sans espoir, ils pensent que le bonheur vaut tous les risques, même s’il faut sauter allègrement dans l’abîme.
V.H. Mãe dessine ici avec humour un portrait caustique et tendre de notre temps, à travers des personnages attachants qui avancent sur les chemins sinueux d’une société perturbée.

« Un livre majeur. » - Diario de Noticias
« Éblouissant… L’originalité de la puissance créative de l’auteur est immense. » - Expresso
« Un livre admirable dont la maîtrise stylistique nous manipule et nous enivre du début à la fin. » - Publico

  • « Grande farce sociale, ce roman est audacieux, troublant et tragiquement drôle. A l'instar de José Saramago, grand romancier portugais et Prix Nobel de littérature, l'auteur use d'une narration inhabituelle, sans grande rupture, à peine ponctuée qui offre au lecteur un intense plaisir de lecture. C'est subtil, grinçant, judicieusement fantasque. »

    Betty Duval
  • « Maria da Graça est femme de ménage, marié à un marin médiocre qu'elle tente d'empoisonner, gentiment... Elle est au service de monsieur Ferreira, un vieux cochon qui la viole allègrement et régulièrement. Mais Maria trouve ça pratiquement normal, voire y prend même quelques plaisirs. En outre, l'homme est cultivé, et il lui parle de Goya, Rilke, Bergman ou Mozart, de grands hommes capables d'impressionner Dieu. Or Maria a maintenant quelques soucis avec Dieu, ou plutôt avec Saint-Pierre qu'elle rencontre chaque nuit dans ses rêves surtout après le suicide de Ferreira. Elle souhaite ardemment le rejoindre et Saint-Pierre n'est pas totalement convaincu («quel provocateur ce saint pierre, quel salaud») et ne lui prête guère attention mais Maria n'est pas femme à se laisser faire, "je ne suis pas femme à fuir mes obligations" ! La meilleure amie de Maria, Quiteria, est également femme de ménage. Même cruauté de la vie («... je ne peux me payer que la mort, la vie est trop chère pour moi.»), même âpreté et difficultés mais aussi même quête de bonheur, même désir de vivre, d'aimer et de sexe. Quiteria se prostitue et tombe amoureuse d'un Ukrainien étrange, déglingué vivant un exil douloureux. Seul le petit chien, Portugal, qu'elle a recueilli, semble serein et regarde tout ça avec calme sans porter aucun jugement. Un portrait cru et direct d'une société portugaise où le peuple se débat vigoureusement dans des difficultés immenses mais que la quête d'amour aide à survivre. Le style est vif, rythmé et singulier, l'humour décapant et les personnages atypiques et attachants. »

    Max Buvry
    Librairie Vaux Livres (Vaux-Le-Pénil)
  • « Un pied au cul de Dieu. Une Portugaise amoureuse, un “vieux cochon”, un bel Ukrainien… Valter Hugo Mãe nous les offre dans L’Apocalypse des travailleurs, un roman effervescent et fou. » Lire l'article entier ici.
    André Rollin
    LE CANARD ENCHAINE
  • « Il y a dans L’Apocalypse des travailleurs quelque chose qui relève de la fuite, de la nécessité de n’être pas, de se vouloir ailleurs, plus libre, détaché en quelque sorte du réel.» Lire l'article entier ici.
    Hugo Pradelle
    LA QUINZAINE LITTERAIRE
  • « Le somptueux récit de Valter Hugo Mãe, pétulante méditation sur la précarité et l’aliénation, est un hymne à la vie et aux gens de peu. »
    « Les choix du Monde des livres »
    LE MONDE DES LIVRES
  • « Comment faire de l’or avec des clichés ? Comment faire de l’humain avec ces pantins aliénés, qui ont si bien assimilé les poncifs qu’on leur a collés sur le front ? En prenant ces clichés au sérieux répond l’écrivain Valter Hugo Mãe : en les faisant grossir sous la loupe de la fiction, puis en les retournant comme un gant, avant d’en tirer des histoires d’amour, tragique et drôle, plus vraies que nature. » Lire l'article entier ici.
    Catherine Simon
    LE MONDE DES LIVRES
  • « Valter Hugo Mãe, un des plus grands auteurs portugais du moment, a supprimé toutes les majuscules dans son roman foisonnant de personnages truculents qu’il raconte dans un long souffle. Et ça marche. Le procédé n’est pas seulement un truc pour se faire remarquer. Il fait partie du charme de ce conte très maîtrisé et porté par la grâce. »
    Hervé Bertho
    OUEST FRANCE
  • « Magistralement construit, ce roman accorde une attention particulière au quotidien qui en est le cœur magique, sa centrale d’énergie. »
    Alphonse Cugier
    LIBERTE HEBDO
  • « Dans une construction maligne et un style maîtrisé, Valter Hugo Mãe fait se succéder tableaux portugais, où Maria tient le haut du pavé, et tableaux ukrainiens […]. Mêlant scènes de drame, souvenirs et projections, et les considérations de Maria, le secret de la construction du roman vient probablement de ne pas tracer le récit avec une traditionnelle ligne droite, mais de faire des nœuds dans les vies de ces “travailleurs”. » Plus d'infos ici.
    Site web « Fric Frac Club »
  • "Au-delà de l'histoire, celle de la cruelle conquête du bonheur de ces "travailleurs" dans un Portugal en plein effondrement social et idéologique, il y a une langue hypnotique – un je-ne-sais-quoi de José Saramago, un rythme inédit dans la phrase, une ponctuation alternative […], un style étrangement beau, irrégulier, jamais linéaire, en parfaite harmonie avec la désharmonie du monde décrit. » Plus d'infos ici.
    Marine de Tilly
    Site LePoint.fr

Valter Hugo MÃE est né en Angola en 1971 et vit actuellement au Portugal. Il est diplômé en droit et en littérature contemporaine portugaise. Poète, musicien et performer, il écrit également des critiques artistiques et littéraires pour plusieurs magazines portugais. En 2007, Valter Hugo Mãe reçu le Prix Saramago pour son premier roman et en 2012, le prix Portugal Telecom pour son dernier roman.

Bibliographie