Publication : 14/01/2021
Pages : 208
Grand Format
ISBN : 979-10-226-1079-7
Couverture HD
Numerique
ISBN : 979-10-226-1084-1
Couverture HD

Les Vilaines

Camila SOSA VILLADA

ACHETER GRAND FORMAT
18,60 €
ACHETER NUMÉRIQUE
12.99 €
Titre original : Las malas
Langue originale : Espagnol (Argentine)
Traduit par : Laura Alcoba
Prix
  • Sélection Fnac Rentrée hiver - 2021
  • Sélection Cultura Rentrée hiver - 2021
  • PRIX SOR JUANA INÉS DE LA CRUZ - 2020

La Tante Encarna porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante – gourou, mère protectrice avec des seins gonflés d’huile de moteur d’avion – partage sa vie avec d’autres membres de la communauté trans, sa sororité d’orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les derniers feuilletons télé brésiliens, les rêves inavouables, amour, humour et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché. Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouvent un bébé abandonné qu’elles adoptent clandestinement. Elles l’appelleront Éclat des Yeux.

Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans auto-compassion, Les Vilaines raconte la fureur et la fête d’être trans. Avec un langage qui est mémoire, invention, tendresse et sang, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d’un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu’on souhaite faire lire au monde entier qui nous rappelle que « ce que la nature ne te donne pas, l’enfer te le prête ».

  • « Avec Les Vilaines, l’auteure transmet sans conteste à ses lecteurs un grand roman-mémoire… Ainsi, on y découvre des souvenirs teintés de peine et de tristesse où la violence des mots et des coups heurte quasiment chacun des paragraphes. Mais où également, on nous transporte au cœur de la mythologie sur l’univers trans où règne en reine majestueuse la Métamorphose… Un grand livre à découvrir pour cette rentrée littéraire. »
    Anastasia pour fnac.com
  • Un premier roman remarquable, baroque et incandescent. On le lit avec les tripes, le visage noyé de larmes, le coeur inondé de joie et la tête dans les étoiles.
    Mathilde Guiraud
  • Un premier roman argentin remarquable.
    Hugues Bodart
  • Biopic tragique d'une trans et de ses compères en Amérique latine du XXIe siècle. Toutes les personnes de ce roman tournent autour de l’idée de s’émanciper au travers de la transformation corporelle. Changer de sexe pour changer de vie, voilà leur combat. On aime la plume délicate qui dépeint avec tact l'envers du décor du monde de la prostitution, avec ses moments de malheur comme de bonheur. Sosa Villada sait nous surprendre avec des anecdotes à la fois touchantes et poignantes. Un très bel ouvrage !
    Louis
  • Quelle claque ! Quel souffle ! Camila Sosa Villada pousse jusqu'au vertige la volonté de vivre, d'être, d'aimer, malgré les injonctions à la virilité, la violence, la prostitution. Un texte passionnant sur la condition des personnes trans en Argentine, mais aussi la naissance d'une plume d'une puissance littéraire infinie.
  • "Quelle claque, quelle joie, quelle fureur, quelle beauté ! Ce premier roman de l’autrice argentine Camila Sosa Villada nous livre des destins cabossés de femmes trans bousculées et brimées par une société qui ne veut pas d’elles. La narratrice de ce roman est née dans une famille dont le père, violent, et la mère, soumise, n’a jamais accepté sa différence. Alors elle trouve refuge chez la Tante Encarna, figure forte et protectrice de toute les femmes trans qui veulent bien de sa protection, qui va trouver un bébé abandonné et le garder. Ce bébé deviendra l’espoir, la chance et le bonheur de ces femmes : elles le nomment Eclat des Yeux. Nous, lecteurs, entrons dans la même grâce, le même délire, la même colère et la même fierté que ces femmes trouées par la vie, mais radieuses, fêtardes et pugnaces. Une vraie réussite, un texte à lire absolument, pour ceux qui veulent sortir des entiers battus, ceux qui veulent vivre à travers leurs personnages et ceux qui aiment rire et pleurer en même temps."
    Ophélie Drezet
  • "un premier roman, conte de fées particulières, montées sur échasses en plastique fluo, meute de guerrières, texte puissant et gracile, où chaque coup porté nourrit désarroi, colère et désir de vivre dans un même mouvement. Cette force me sidère. A ne pas rater !"
    Lucie Eple
  • "Entre dégout de l’humanité, poésie, tendresse, sourires et révolte… dérangeant et nécessaire en même temps… envoûtant…"
    Stéphane Rocton
  • "Ce texte a une énergie dingue!"
    Anne Lise Potet
  • "j’ai été hypnotisée par ce roman qui m’a propulsée « avec un grand coup de pied au cul » dans le parc Sarmiento avec la bande de trans de tante Encarna. On réalise qu’être trans est à la fois une grâce, une fête, un délire et une malédiction. Camilia nous emmène avec elle, et c’est à la fois ahurissant, furieux et magique. Magique car on a l’impression que ces femmes ont des antennes qui les relient à d’autres signaux que les nôtres, à d’autres repères et d’autres valeurs que les nôtres, mais complètement justifiées et assumées, car tellement humaines. Merci pour cette belle découverte !"
    Véronique
  • "Un roman étourdissant, à l’écriture tendre et festive, inventive et féérique."
    Serge Bressan
    Le Quotidien du Luxembourg
  • "On est heureux de découvrir ici une sœur rutilante en représentations alternatives de Gabriela Cabezön Câmara, le réalisme magique en plus. Avec ou sans fard, Camila Sosa Villada jongle avec les deux faces de ces femmes chez qui subsiste, envers et contre tout, une certaine moelle de vie."
    Anne-Lise Remacle
    Focus Vif (Belgique)
  • "Tant qu’il y aura des ensorceleuses, comme Camila Sosa Villada, nous pourrons lire ce genre de livre flamboyant." Lire la chronique ici
    Blog Fairy Stelphique
  • "Un conte de fées trash et lyrique, plein de fièvre, de sincérité, de rires et de larmes sur l’identité transgenre." Lire la chronique ici
    Blog Baz'art
  • "Tout est là : le récit impitoyable de la misère humaine qui se noie dans la drogue, l’alcool, le vomi et le sang. La crudité d’une langue à court de gros mots pour dire l’injustice du monde, mais également une langue poétique pour dire tant de beauté outragée." Lire la chronique ici
    Site Espaces latinos
  • "Un grand pas vers la compréhension, l’acceptation d’autrui." Lire la chronique ici
    Site America Nostra - Nos Amériques
  • Les sorties littéraires les plus attendues de janvier et février : lire l'article ici
    Marina Eluzia
    Site Vanity Fair
  • "Vilaines ? Non, merveilleuses. […] Dans ce premier roman baroque et plein de larmes de Camila Sosa Villada perce l’euphorie de faire enfin partie d’une communauté. Et de savourer avec fureur cette parenthèse dans laquelle "être trans est une fête"."
    Amandine Schmitt
    L'Obs
  • Lire l'article ici
    France Info Culture
    Laurence Houot
  • "C’est toutefois Camila Sosa Villada qui risque de leur voler la vedette, avec un roman d’inspiration autobiographique narrant ses tribulations de transsexuel dans les bas-fonds de la capitale argentine."
    Thierry Clermont
    Le Figaro
  • "Des destins de souffrances et de résiliences, une facette interlope de l’Argentine moderne, en criant l’exploitation des corps et la survie par la sororité. Écrivant par-delà les questions de genre, Camila Sosa Villada livre un premier roman lyrique, explosif, politique. L’élégance faite verbe."
    Hubert Artus
    Causette
  • "Un roman qui refuse votre apitoiement et se tient à distance contre tout excès de sordide. Un récit fier et revendicateur. Une cour de tous les miracles décrite de l’intérieur par une prose qui claque haut et fort comme un coup de talon haut, qui déniche sans cesse du sacré dans la plus extrême des trivialités et parvient à transformer en poésie prosaïque le monde des amours tarifées. Un monde solidaire, bigarré, tragique nécessairement et pourtant si doux et enveloppant de son irradiante tendresse et que l’on quitte à regret une fois la lecture achevée." Ecouter le podcast ici (à partir de 15'55)
    Xavier Leherpeur
    France Inter - Une heure en séries
  • "Camila Sosa Villada signe un premier roman aussi fiévreux que fervent sur les trans en Argentine. Remarquable." "La littérature trans n’est pas une subdivision parmi d’autres sur l’échiquier des genres et des tendances. Elle est de la littérature tout court – et même, sans doute, la littérature tout court, se dit-on en refermant ces Vilaines de Camila Sosa Villada, figure argentine de la culture trans, tant il est vrai qu’il n’y a d’écriture qui vaille que dans la transgression, le transit, la transition. Dans le trans en un mot."
    Damien Aubel
    Transfuge
  • "Les Vilaines, un livre furieux mais tendre sur l’identité transgenre." Lire l'article ici
    Sabine Grandadam
    Courrier international
  • "Ce premier roman mêle le merveilleux et la fiction aux souvenirs les plus crus de son autrice."
    Ca m'intéresse santé
  • "Un conte de fées plein de sang et de fureur écrit par l’actrice transgenre Camila Sosa Villada, dont c’est le premier roman. L’histoire fantastique de la survie, de la tendresse, de souveraines tombées à terre." Lire l'article et un extrait du livre ici
    AOC
  • "Dans un roman jubilatoire digne d’un film d’Almodóvar, la primo-romancière Camila Sosa Villada donne vie à une bande de battantes extraordinaires." "Une sororité célébrée de manière magnifique."
    Kerenn Elkaïm
    Livres Hebdo
Camila Sosa Villada (1982, La Falda, Argentine) a travaillé comme prostituée, vendeuse de rue et femme de chambre. Elle a fait des études de communication et de théâtre. Devenue actrice et chanteuse, elle est aussi l’une des écrivains les plus reconnues en Argentine ces dernières années. Elle a été la honte de sa famille, mais maintenant elle se considère comme la mère de ses parents. Les Vilaines, en cours de traduction dans cinq langues, est son premier roman.

Bibliographie