Publication : 08/11/2012
Pages : 250
Grand Format
ISBN : 978-2-86424-893-4

Naissance d'un vieux prêtre

Maurice GRUAU

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20 €

Il en va des prêtres comme des époques. Maurice Gruau, ordonné en 1955, est un de ces prêtres que le Concile Vatican II et le mouvement de 1968 ont particulièrement bouleversés. Comment faire quand on parle araméen, grec, latin, que l’on a fait une thèse sur Origène, que l’on aime le rock, la peinture contemporaine, et que l’on a décidé de rester « Curé de Campagne » ? Il reste la psychanalyse et les sentiers ouverts par le Christ et éclairés par Lacan. Naissance d’un vieux prêtre – dont on ne boudera pas le titre – est le récit de vie de cette génération. Maurice Gruau sous forme de petits chapitres nous fait voir comment d’un gamin né à Château-Gontier, élevé à Paris, replanté en Mayenne puis dans l’Yonne, est sorti ce vieux prêtre à nouveau parisien qu’il est devenu.
Le prêtre appartient à une institution mais demeure un mystère à lui-même au point que les événements qui jalonnent sa vie ont tous un goût de transfiguration et restent liés à un mystère qui trouve sa résonnance dans cet étrange ministère à vie. Il y a ici du Bernanos qui, mieux que les thèses des théologiens, essaye de redire l’absolu inclassable de toute foi :
« Les étapes que je vais tenter de décrire m’ont conduit, pour rester fidèle à la parole séductrice de Jésus de Nazareth, à habiter quantité de lieux nouveaux : après le marché aux chevaux de Vaugirard, le séminaire de Laval, le lycée du Sacré-Cœur de Mayenne, les presbytères de Connée, du Bourgneuf et d’Ernée, l’évêché de Laval, l’Université de Haute-Bretagne, une douzaine de paroisses bourguignonnes, l’Université Paris VII, le journalisme avec Dimanche en paroisse et Aujourd’hui Dimanche, l’aumônerie des prisons, la gérance d’une cordonnerie et d’une fabrique de cakes, la présidence d’un groupement régional de salles de cinéma et celle d’une association vouée à l’informatique, une fraternelle amitié avec nombre de francs-maçons, un amour pourtant interdit, de profondes et durables amitiés, l’affection de plus jeunes qui m’adoptèrent comme leur frère, leur père, leur parrain ou leur grand-père et d’autres encore. Tous ont contribué à la naissance du vieux prêtre atypiquement fidèle que je suis aujourd’hui. »

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    Jacqueline Mallette
    MONTREAL157
  • "Vatican II, cinquante ans après, les fractures de l’Eglise." Lire l'article entier ici.
    entretien avec Maurice Gruau
    LE JOURNAL DU DIMANCHE
  • « Cathos de gauche, la messe est dite ? ». Lire l'article entier ici.
    Olivier Pascal-Mousselard
    TELERAMA
  • « Le prêtre ne croit plus en son Eglise ». Lire l'article entier ici.
    LA CHARENTE LIBRE
  • « Maurice Gruau, le curé pour qui « L’Eglise se casse la gueule ». Lire l'article entier ici.
    LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE
  • « Le petit monde de dom Gruau. Prêtre atypique depuis plus d’un demi-siècle, Maurice Gruau revient sur son parcours singulier. ». Lire l'article entier ici.
    Jean-Claude Perrier
    LIVRES HEBDO
  • « Ancien curé de l’Yonne, Maurice Gruau vient de publier Naissance d’un vieux prêtre. » Lire l'article entier ici.
    Véronique Sellès
    L'YONNE REPUBLICAINE

Ouverture

J’ai vécu tant de choses, celles qui me sont réellement arrivées, celles qu’on m’a prêtées, celles qu’on m’a racontées, celles qu’on m’a reprochées, celles qui étaient publiques et celles que je cachais… celles que j’ai rêvées, qui me font encore rêver ! J’ai trouvé du bonheur dans l’action mais aussi dans l’utopie, dans l’espérance, dans la prière et dans le rêve, surtout quand ils sont partagés. J’ai aussi trouvé des raisons de vivre dans les combats qui me furent imposés ou que j’ai voulus. Des amis m’ont profondément marqué, des opposants aussi. Je les ai rarement choisis, c’est-à-dire que je n’ai pas souvent fait le premier pas. Ce sont eux qui sont venus m’aider, me solliciter, modérer mes entreprises, me critiquer ou me combattre. Ils m’ont beaucoup appris sur le monde, sur moi, sur notre recherche du sens de la vie, sur l’évolution de l’Église dans laquelle je me suis engagé. Ils sont venus comme Dieu vient. J’ai longtemps cherché Dieu avant de me rendre compte qu’il attendait, pour entrer, que j’entrouvre la porte à laquelle il frappait . De cela je désire, je dois ou je puis parler avant que ne se tourne la dernière page.
Notre vie d’hier peut faire surgir les rêves d’aujourd’hui. Les rêves naissent, dit Freud, des restes diurnes, des traces qu’ont laissées les événements de la journée précédente. Un événement banal du jour d’avant peut devenir une fenêtre entrouverte sur le rêve de la nuit suivante. Car c’est la nuit que vivent les rêves. Nous faisons comme si un jour succédait au précédent. En réalité, chaque jour succède à une nuit. Ma vie de demain ne succèdera pas à ma vie d’aujourd’hui mais aux rêves de la nuit prochaine. Rêver ma vie passée c’est dessiner ce que j’aurais souhaité, qui n’est pas venu. Rêver ma vie passée c’est encore prendre conscience de la chance, ou de la grâce, qui me fut donnée même quand je n’obtenais pas ce que je désirais. Sur le moment, je regrettais, parfois amèrement, et maintenant j’apprécie autrement ces frustrations. Rêver ce que j’ai raté peut encore ouvrir de nouvelles routes d’avenir, imprévues. Les événements de nos enfances, déjà lointains, peuvent devenir les matériaux de rêves qui esquisseront de nouveaux sentiers, de nouvelles aventures.
Si vous me faites l’amitié de lire ces récits et ces réflexions, lisez-les comme on peut lire les fables des anthropologues et autres adeptes de ces sciences que nous nommons humaines. Ces sciences, je les ai tardivement mais beaucoup fréquentées. Après une dizaine d’années d’exercice du ministère habituel de prêtre, j’ai éprouvé le besoin de me lancer dans la sociologie, la psychologie, l’ethnologie et la linguistique pour tenter de comprendre ce que je vivais. Dans ce que vous lirez, tout est vrai mais j’ai tant fréquenté les ouvrages de Jacques Lacan qu’il faudra parfois vous y référer pour distinguer la réalité, le réel, le symbolique, l’imaginaire… Sigmund Freud avait remarqué que, même en rêve, on ne peut pas tout regarder, on ne peut pas tout montrer, on ne peut pas tout dire. Nous sommes nos propres censeurs mais ce qui serait choquant à l’état naturel peut devenir convenable grâce à quelque déplacement. Il suffirait, par exemple, de vous le dire en latin puisque “le latin, dans les mots, brave la pudeur”, selon Boileau. J’ai choisi un déplacement plus simple : la première personne du singulier. M’attribuant tout, je cache l’identité de mes informateurs. Je soigne ce qui me reste de réputation et je vous avertis que j’ai choisi, dans mes aventures et dans celles de certains de mes frères, ce qui m’a paru significatif de notre vie au cours des soixante-dix dernières années.
À travers ces récits, mon ambition vise à décrire des pratiques du clergé catholique auquel j’appartiens, leur évolution et le regard que je porte aujourd’hui sur ce que j’ai vécu hier. Beaucoup de ces pratiques déjà disparues risquent de laisser peu de traces. Pourtant nous avons besoin de sauvegarder le passé pour qu’il reste à disposition de qui veut y chercher un éclairage sur le présent. Ce travail voudrait y contribuer. En regardant hier et aujourd’hui, il est difficile de prévoir demain. Tout au plus peut-on pressentir ce qui, sans doute, va disparaître. Quand le Père Emmanuel Suhard, professeur de théologie au grand séminaire de Laval, fut nommé évêque de Bayeux et Lisieux, un de ses confrères lui fit remarquer qu’il avait bien peu d’expérience du travail pastoral de base et qu’il ne saurait peut-être pas toujours dire ce qu’il faut faire. “C’est vrai, répondit le Père Suhard, mais j’ai au moins appris ce qu’il ne faut pas faire.” Nous, de même, en voyant ce qui disparaît, nous pourrons pressentir ce qui semble, pour le moment, définitivement inadapté et révolu, ce qu’il ne faut plus faire, ce qu’on ne peut plus faire, même si d’aucuns le souhaitent encore. Constatant que des pratiques obligatoires il y a cinquante ans sont aujourd’hui délaissées, voire officiellement répudiées, nous serons amenés à nous demander comment cette transformation a pu se produire. Comment plus que pourquoi. En écrivant ce livre j’espère prendre davantage conscience de la richesse du terreau sur lequel nous avons vécu sans savoir ce qui allait prochainement disparaître et surtout sans savoir ce qui serait transmissible et utilisable par les générations à venir.
Une description de l’Église catholique en France depuis les débuts du XXe siècle montre de nombreux changements, comme dans beaucoup d’institutions sans doute. Certains changements s’expliquent par l’accumulation des héritages. Au fil du temps, l’institution évolue et, souvent, s’alourdit, s’épaissit d’apports successifs. La comparaison entre les divers états passés suggère de possibles évolutions. Mais le passé n’est pas la seule source de notre avenir. Les désirs, les espérances, les utopies entretenues, propagées voire imposées font naître des univers imprévus même de ceux qui y travaillent. Durkheim écrivait d’ailleurs que les acteurs des faits sociaux ne sont pas les mieux placés pour comprendre ce qu’ils bâtissent et, à plus forte raison, ce qu’ils subissent. Ici, je tente de dire simplement ce que des prêtres de ma génération ont vécu, de le dire avec autant de sincérité que possible. Pourtant il serait risqué de généraliser cette description et de croire que tous les prêtres ont vécu et pensé comme moi. Jean-Marie, un de mes amis prêtres, et moi avons souvent été qualifiés d’atypiques. Ce n’est pas faux. Il nous a été donné à l’un comme à l’autre de nous trouver dans des conditions de vie et de travail particulières et de les avoir choisies. Ces choix, je les assume aujourd’hui, même s’ils choquent. Je tente de montrer comment les événements, les choix de la hiérarchie, mes faiblesses mais aussi des engagements que je persiste à croire justifiés ont construit le vieux prêtre que je suis devenu. J’essaie de ne pas présenter un plaidoyer ni une justification mais pas non plus un repentir. Voilà ce que je suis devenu. C’est tout.
Ce récit voudrait faire voir comment d’un gamin né à Château-Gontier, élevé à Paris, replanté en Mayenne puis dans l’Yonne, est sorti le vieux prêtre à nouveau parisien que je suis devenu. Les événements qui jalonnent la vie de tout prêtre révèlent et cachent à la fois le mystère que nous sommes. Le prêtre appartient à une institution mais demeure un mystère. Bernanos, dans ses romans, fait sentir, mieux que les thèses des théologiens, ce que peuvent être les mystères d’un curé de campagne et de beaucoup d’autres prêtres inclassables.
Dans L’Avenir d’une illusion, publié à Londres en 1927 puis traduit par Marie Bonaparte et publié en France en 1932, Sigmund Freud écrit : “Nous savons que l’enfant humain ne peut pas accomplir son évolution vers la civilisation sans passer par une phase plus ou moins accentuée de névrose… La plupart de ces névroses infantiles disparaissent spontanément quand l’enfant grandit… On pourrait de même admettre que l’humanité dans son ensemble passe, au cours de son évolution, par des états analogues aux névroses… La religion serait la névrose obsessionnelle universelle de l’humanité… D’après ces conceptions on peut prévoir que l’abandon de la religion aura lieu avec la fatale inexorabilité d’un processus de croissance, et que nous nous trouvons, à l’heure présente, justement dans cette phase de l’évolution .” Des personnes pieuses et des théologiens se sont récriés. Les adversaires de Freud l’ont-ils vraiment compris ? Il est peu probable que Freud lui-même ait perçu la nouveauté qu’il apportait et les erreurs de perspective qu’elle comportait. Ces erreurs nous cachent parfois ce que la psychanalyse montre aujourd’hui du mystère de l’homme et du mystère de Dieu puisque la Bible dit que Dieu créa l’homme à son image, et que Voltaire complète en ajoutant que l’homme le lui a bien rendu en créant Dieu à l’image de l’homme.
On calomnie la névrose et le temps n’est pas encore venu où le terme névrosé deviendra un compliment. Je me sais névrosé et je tiens à ma névrose. Après la parution du livre de Drewermann Les Fonctionnaires de Dieu, j’en avais publié une critique dans une revue destinée aux prêtres et aux laïcs chargés d’animer les messes, Dimanche en paroisse, dont j’étais le rédacteur en chef. J’y revendiquais ma part de névrose. La névrose nourrit parfois de tragiques pulsions. Elle peut aussi constituer un terreau fécond d’où naîtront de nouveaux chemins, des chemins fous et fertiles. Avec ce que nous nommons les superstitions et la religion populaire, mon arrière-grand-mère disposait d’un soutien qui lui a permis de vivre aussi bien que possible son enfance sous Napoléon le Petit, son mariage dix ans après la guerre de 1870, le moment où la République se séparant de l’Église divisait sa famille, puis la guerre de 1914 où son fils gagna des décorations tandis que sa bru et ses deux petites-filles dirigeaient la ferme. La guerre finie, ma mère et sa sœur purent, en deux ans de scolarité, dans un pensionnat tenu par les sœurs de la Pommeraye à Bazouges, apprendre à lire, compter et écrire sans les fautes d’orthographe que soixante ans plus tard je trouvais dans les mémoires de maîtrise de certains étudiants. Certes elles ignoraient le nombre des victoires de Louis XIV et la vie édifiante des papes Borgia. Mais leur bagage leur a permis de se débrouiller dans la vie au moins aussi confortablement que mon professeur de théologie morale au grand séminaire de Laval qui avait le même âge qu’elles. Pendant la longue période de son veuvage, mon arrière-grand-mère vit son petit-fils, mon père, subir la “drôle de guerre”, être prisonnier à Nuremberg et mourir quelques années après. Au début de la guerre d’Algérie, elle assista à mon ordination. Elle en était très fière. C’était une promotion dans une famille où de génération en génération nous avions toujours vécu près de notre terre et de notre bétail.
Il serait sot de nier la crise de tant d’institutions et en particulier de l’Église catholique en France, ailleurs aussi sans doute, mais je ne connais pas assez pour en écrire. Mon professeur de théologie morale fut ordonné prêtre l’année où mes parents se sont mariés. Cette année 1930 fut rude. La crise touchait toutes les professions, y compris l’agriculture : le prix du blé s’effondrait. Pendant ce temps-là, l’Église traversait une période troublée : luttes du Sillon de Marc Sangnier et de l’Action Française de Charles Maurras, condamnation du modernisme, refus d’enterrer à l’église des catholiques notoires, membres de l’Action Française. Les gens ordinaires se souciaient peu des préoccupations théologiques du clergé ou des crises de conscience des intellectuels. C’était pourtant, me racontait ma grand-mère, un vrai chaos. Avec naïveté, j’entreprends de chercher quel chaos nouveau émerge du chaos ancien. Je cherche sans doute aussi à apprécier les richesses que de petits ruraux mayennais pétris par les traditions religieuses, politiques, morales, culturelles et sociales de la Mayenne angevine ont été capables de tirer de leur passé pour se construire un avenir et le proposer à leurs contemporains.
Socrate, dans La République , demande au vieux Céphale quel est son ultime projet. Céphale répond qu’il voudrait avoir le temps de régler toutes ses dettes avant de mourir. Je ne puis faire mien le vœu de Céphale car je le sais irréalisable : beaucoup de mes créanciers sont déjà partis. Je puis, au mieux, signer des reconnaissances de dettes insolvables. En même temps cela me permet de mettre au jour quelques racines des pratiques qui furent les nôtres et nous ont acheminés vers un obscur présent.
“Notre héritage n’est précédé d’aucun testament ”, écrit René Char. Nous avons été bercés dans l’illusion contraire et beaucoup de mes coreligionnaires éprouvent des difficultés à en prendre conscience. Il nous faut maintenant construire un avenir, si court soit-il en ce qui me concerne, sur d’autres bases que celles que le Vatican tente de nous imposer. On ne peut plus parler de Dieu, de l’homme, de la liberté ou de la sexualité comme ma grand-mère en parlait. Il me paraît difficile de deviner aujourd’hui ce que des catholiques, laïcs, religieux(ses), évêques ou prêtres pourront vivre demain. Certains nous font l’amitié de croire qu’ils seront nos héritiers mais nous ne laisserons en héritage aucun modèle utilisable, sauf peut-être quelques questions auxquelles nous n’avons pas su répondre.
Parti d’un milieu catholique et traditionaliste comme l’était l’ensemble du monde rural mayennais dans les années 30 et 40, les événements, les responsabilités confiées et un entourage favorable m’ont obligé à muter. Il m’a fallu cheminer longuement avant d’acquérir la liberté de reconnaître l’aide qu’inconsciemment m’ont apportée ceux qui m’autorisaient ou m’obligeaient à marcher sur un chemin nouveau. Les étapes que je vais tenter de décrire m’ont conduit, pour rester fidèle à la parole séductrice de Jésus de Nazareth, à habiter quantité de lieux nouveaux : après le marché aux chevaux de Vaugirard, le Haut-Anjou, l’institution Saint-Michel de Château-Gontier, le séminaire de Laval, le lycée du Sacré-Cœur de Mayenne, les presbytères de Connée, du Bourgneuf et d’Ernée, l’évêché de Laval, l’Université de Haute-Bretagne, une douzaine de paroisses bourguignonnes, l’Université Paris 7-Diderot, le journalisme avec Dimanche en paroisse et Aujourd’hui dimanche, l’aumônerie des prisons, la gérance d’une cordonnerie et d’une fabrique de cakes, la présidence d’un groupement régional de salles de cinéma et celle d’une association vouée à l’informatique, une fraternelle amitié avec nombre de francs-maçons, un amour pourtant interdit, de profondes et durables amitiés, l’affection de plus jeunes qui m’adoptèrent comme leur frère, leur père, leur parrain ou leur grand-père et d’autres encore. Tous ont contribué à la naissance du vieux prêtre atypiquement fidèle que je suis aujourd’hui.

Maurice Gruau est né en 1930. Ordonné prêtre à Laval en 1955, il fût le curé d’Appoigny, en Bourgogne, jusqu’en 2001. Il enseigne la linguistique à l’université de Rennes et l’anthropologie religieuse à l’université de Paris VII.

Bibliographie