« C’est à l’évidence un grand sujet romanesque, et Padura s’en empare avec maestria; une écriture très classique, qui nous fait ressentir les situations désespérées, les lueurs d’espoir, la montée des tensions (y compris celles très charnelles de Trotski pour Frida Kahlo).
Mais le propos est non moins brillant, d’un style assez différent (on est dans le roman d’éducation), pour décrire l’irrésistible ascension d’un jeune communiste espagnol, combattant dans la Guerre d’Espagne, retiré du front et dressé, éduqué, pour devenir l’assassin du « Canard » réfugié au Mexique et dont Staline veut la peau.
(...) Le grand art de Padura c’est d’arriver à écrire un grand roman avec cette pâte historique fascinante. De ce point de vue on est dans la lignée du plus grand roman de Vargas Llosa, La Guerre de la fin du monde.
(...) Padura nous offre une réflexion shakespearienne sur la haine, le mensonge et la manipulation en politique. »
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