Publication : 11/02/2022
Pages : 352
Grand Format
ISBN : 979-10-226-1174-9
Couverture HD

La Fille du Diable

Jenni FAGAN

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23 €
Titre original : Luckenbooth
Langue originale : Anglais (Ecosse)
Traduit par : Céline Schwaller

1910. Une jeune femme arrive au port d’Édimbourg. Elle est à bord d’une petite embarcation, elle rame sur un cercueil. Elle porte un bonnet qui cache deux petites cornes étincelantes. Elle doit se rendre au no10 de l’allée Luckenbooth où se dresse l’un des plus hauts immeubles de la ville. Son père l’a vendue au propriétaire, l’un des hommes les plus riches de la ville, pour porter son enfant car sa femme est stérile. Mais rien ne se passera comme prévu et l’immeuble et ses habitants subiront les conséquences d’une malédiction pendant cent ans.
Avec puissance et profondeur, Jenni Fagan nous raconte la vie d’un immeuble, d’une ville et du XXe siècle du point de vue des outsiders qui y ont vécu, étage par étage, décennie après décennie. Un roman unique, noir et exubérant où les oubliés sont au cœur de l’Histoire, à la croisée des excès du capitalisme et des revirements de l’amour et du désir.
Alternant grands événements et détails infimes, étonnants et merveilleux, nous suivons un taxidermiste obsédé par la création d’un squelette de sirène, une médium sexagénaire au sommet de son art, la chef d’un gang en guerre contre les triades hong-kongaises, un mineur au chômage allergique à la lumière, une espionne fascinée par les aviatrices, des femmes brisées ou battantes, une ourse polaire et la fille du Diable en personne.
Ce roman est un hommage au pouvoir de l’imagination, au courage des survivants et à la force vitale de l’art narratif. Une Vie mode d’emploi en version punk et féministe, un Immeuble Yacoubian fantastique, repaire de fantômes, poètes et sorcières. Un livre unique et étincelant.

Questions à Jenni Fagan à propos de son roman

  • "une surprise, un ovni, quel bonheur de lire un titre aussi original, d'un style génial! "
    Joachim Floren
  • "Elle livre avec La Fille du Diable un roman nerveux et puissant, délivré à travers un style incantatoire époustouflant de poésie, qui rend compte des pulsations de vie d’une ville changeante, traversée par l’Histoire, par les remous humains et hantée par sa propre mémoire."
    Alexandra Villon
  • "Sur près d’un siècle, la vie d’un immeuble et de ses habitants à Edimbourg. Des habitants bizarres, à la marge, inquiétants, diaboliques… Jenni Fagan raconte des histoires empruntant au fantastique et au roman noir, embrouillant volontairement les pistes dans ce chassé-croisé de personnages troubles. C’est étrange à la manière du Locataire de Polanski. Un roman curieux, très bien construit, avec ce fil rouge tout au long du récit, dont l’issue sera redoutable…"
    Florence R
  • "Un immeuble (le 10 Luckenbooth Close, à Edimbourg), une décennie par étage (de 1910 à 1999), une galerie de personnages flamboyants, telle est La vie mode d’emploi imaginée par Jenni Fagan. L'autrice révèle une nouvelle fois ses merveilleux dons de conteuse et nous emporte dans un roman qui flirte avec le fantastique, un roman où se jouent de terribles crimes et de grandes histoires d'amour."
    Christophe Gilquin
  • "Tenté de réalisme magique, ce roman aux allures gothiques retrace la vie d’un immeuble à travers ses habitants, mêlant leur histoire à la grande Histoire. Une lecture envoûtante."
    Marie
  • "Je l’ai dévoré  : la construction est formidable, elle tient aussi bien de la maison de poupées que du nombre du diable. Au début, on ne sait pas où elle va, mais chaque chapitre se montre intrigant, prenant, et tous composent une sorte de mosaïque qui traverse les décennies. Et j’aime beaucoup cette manière d’utiliser le fantastique, en le mêlant au dévoilement des aspects les plus crus de la réalité sociale des personnages. Bref, j’ai adoré, peut-être encore plus que le précédent."
    Anne Canoville
  • Etourdissant et surprenant, ce roman choral à l'écriture ciselée relate la vie d'un immeuble d'Edimbourg de 1910 à nos jours, à travers les portraits de certains de ses habitants, dont la fille du Diable elle-même.
  • « Ici, le fantastique imprègne une peinture sociale criarde, hérissée de sexe et de rudes batailles intimes. Horreur et ravissement, on sort de cette ruine tourneboulé et haletant. Cet endroit ne ressemble à rien de connu. »
    Fabrice Colin
    Lire Magazine Littéraire
  • « Jenni Fagan nous entraîne à la suite de marginaux sublimes frappés par une malédiction, dans un récit entre roman fantastique et poème d’amour à Édimbourg. »
    Laëtitia Favro
    Livres Hebdo
  • "Le dernier roman de Jenni Fagan est porté par une ambition romanesque véritablement diabolique. Et ça marche. Diaboliquement !"
    Damien Aubel
    Transfuge
  • "Jenni Fagan livre avec La Fille du Diable un roman nerveux et puissant, délivré à travers un style incantatoire époustouflant de poésie, qui rend compte des pulsations de vie d’une ville changeante, traversée par l’Histoire, par les remous humains et hantée par sa propre mémoire"
    Alexandra Villon
    PAGE des libraires (Librairie La Madeleine)
  • "L'Écossaise Jenni Fagan reprend le principe de La Vie mode d'emploi (un immeuble, des histoires) sur un mode punk-gothique, en y mettant du sexe, de la radicalité et de l’étrange. Décoiffant."
    Bernard Quiriny
    Trois couleurs
  • "Un livre hypnotique, un bijou d’imaginaire."
    Léonard Desbrières
    Le Parisien week-end
  • "L’auteure nous livre une fresque foisonnante, violente et sexuelle, presque étouffante. Les personnages hauts en couleur se croisent au gré d’une construction littéraire qui donne le tournis. Un livre remarquable, dans la tradition des romans gothiques, qui donne la part belle aux femmes."
    Sandrine Poissonnier
    Paris Normandie
  • "Jenni Fagan, c’est en premier lieu une écriture composée d’images étonnantes et de modulations rythmiques dont Les Buveurs de lumière, en 2017, a donné la pleine mesure. On y suivait la vie d’une communauté dans un parc de caravanes, sur fond d’apocalypse - nouvelle ère glaciaire oblige. Avec La Fille du Diable, publié l’an dernier outre-Manche, les températures remontent d’un coup. Mais si l’humeur est plus furieuse, un climat romanesque se retrouve et s’installe, notamment dans la façon d’observer les gens comme des étoiles. " La lumière dont viennent les gens – ce que leurs âmes dégagent, et que la société ne voit pas encore - est ce qu’ils recherchent tous et ce qui leur manque quand elle n’est plus là. " Chaude ou froide, chez Fagan la lumière est partout traversante."
    Thomas Stélandre
    Libération
  • "La fille du diable est un roman atypique, sombre et original. Derrière tous ces personnages éclectiques, l’auteur met en lumière la ville d’Edimbourg dans toute sa complexité, sa mixité." Lire la chronique ici
    Blog Sur la route de Jostein
  • "[...] l’écriture poétique [de Jenni Fagan] est celle d’un véritable écrivain."
    Christophe Mercier
    Le Figaro Littéraire
  • "Un roman assez étincelant ! Lire la chronique ici
    Blog Baz'Art
  • "A sa manière, La Fille du Diable est un livre hanté, peuplé de sorcières et de poètes qui resteront longtemps en mémoire."
    Daniel Muraz
    Le Courrier picard
  • "Puzzle de personnalités marginales attachantes, La Fille du Diable est un roman fantasque et sensuel qui redonne férocement le goût de l’émancipation souterraine. Après Les Buveurs de lumière, Jenni Fagan se fait ici encore sherpa idéale entre les mondes visible et invisible."
    Anne-Lise Remacle
    Focus Vif
Jenni FAGAN est née en Écosse en 1977. Elle étudie l’écriture créative à l’université de Greenwich, puis remporte une bourse pour la Royal Holloway de Londres. Elle a publié plusieurs livres de poésie, dont le dernier, The Dead Queen of Bohemia, se trouve parmi les Best Scottish Poems 2017.  En 2013, elle figure sur la liste des jeunes écrivains britanniques les plus prometteurs publiée par Granta. Elle travaille comme écrivain en résidence dans des unités de néonatologie, des prisons pour femmes, avec des aveugles, des jeunes délinquants, des femmes en danger, et à l’université d’Édimbourg. En 2016, le Sunday Herald Culture Awards la couronne écrivain de l’année. La Sauvage (The Panopticon), son premier roman, traduit en neuf langues, bientôt au cinéma, est immédiatement encensé par la critique, qui la compare à Anthony Burgess (L’Orange mécanique) et Irvine Welsh (Trainspotting). « Vive Jenni Fagan ! » dit le New York Times, et elle fait à nouveau la une pour son deuxième roman, Les Buveurs de lumière (The Sunlight Pilgrims). Blog de l'auteur

Bibliographie