Publication : 21/01/2022
Pages : 464
Grand Format
ISBN : 979-10-226-1172-5
Couverture HD

Vers Calais, en Temps ordinaire

James MEEK

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23 €
Titre original : To Calais, in Ordinary Time
Langue originale : Anglais (Ecosse)
Traduit par : David Fauquemberg

Trois périples. Une route.
Angleterre, 1348. Une gente dame, lectrice du Roman de la Rose, fuit un odieux mariage arrangé, un procureur écossais part pour Avignon et un jeune laboureur en quête de liberté intègre une compagnie d’archers qui a participé à la bataille de Crécy. Tous se retrouvent sur la route de Calais. Venant vers eux depuis l’autre rive de la Manche, la Mort noire, la peste qui va tuer la moitié de la population de l’Europe du Nord.
Pendant ce voyage, assombri par le passé violent des archers et les avertissements des prêtres sur la fin du monde prochaine, les voyageurs se confrontent à la nature de leurs amours et de leurs désirs. La demoiselle séduite par l’amour courtois va découvrir ce qu’aimer veut dire, l’archer mettra son honnêteté à l’épreuve dans un contexte cruel et injuste, le procureur recevra des confessions qui remettront en cause sa façon de penser.
Au milieu des fumées des bûchers censés éloigner la pestilence, des bagarres, des us et des coutumes oubliés, des personnages magnifiques, complexes, drôles, nuancés et profondément humains vivent leurs aventures dans un monde médiéval à la fois étrangement plausible et complètement étranger.
Impressionnant exploit de langue et d’empathie, l’auteur ne falsifie jamais l’époque en l’assimilant à la nôtre, et crée ainsi un roman extraordinaire sur l’amour, les classes sociales, la foi, la perte, le genre et le désir sur fond de l’un des plus grands cataclysmes de l’histoire de l’humanité.

Questions à James Meek à propos de son roman

  • "James Meek est de retour et c'est un véritable enchantement […] Au cœur de ce livre se trouve la recherche de l'amour vrai, l’esprit de fraternité, la repentance, le désir, le nationalisme, mais aussi une bonne dose de comédie et de farce. Un incroyable tour de force qui rend ce singulier roman à la fois beau, cruel, amusant, en un mot comme en cent : une merveille. "
    Lucie
  • "À travers ce roman historique riche, parfois étrange et savamment mis en scène, James Meek nous montre la pleine mesure de son talent de conteur. Les points de vue des trois personnages principaux alternent dans des styles différents (écriture d’un journal, vocabulaire différent selon la condition sociale) et nous narre la passion amoureuse, les inégalités de rang, la domination masculine et le rapport au divin dans un contexte apocalyptique. Tout parallèle avec notre époque est, bien entendu, parfaitement fortuit."
    Guillaume Chevalier
  • "Oyez oyez la nouvelle trouvaille ! […] Ce roman, au-delà d’être un chef d’œuvre de traduction, est un véritable mélange des genres parfaitement réussi : fable médiévale un peu « olé olé », comédie de mœurs, roman de chevalerie. Un délice de lecture et de langue sur fonds d’épidémie de peste. Nous n’avons qu’un conseil, celui de vous inviter à vous plonger dans la lecture de ce roman hybride et immersif ! "
  • "Je viens de terminer Vers Calais, en Temps ordinaire. J'ai beaucoup aimé, et le récit et le style avec les trois niveaux de narration. C'est un livre que j'avais du mal à lâcher, j'aurais voulu continuer jusqu'à Calais!
    Fabienne
  • Un road-trip médiéval de toute beauté où se croisent, en route pour la France où la peste fait rage, une damoiselle fuyant un mariage arrangé, un homme de loi qui rentre en Avignon et un paysan envoyé comme archer par son seigneur pour défendre Calais. Excellent.
  • Un road movie médiéval

    Une petite promenade à pied en Angleterre, traverser les villages et les paysages pour se rendre de l’autre côté de la Manche, à Calais, cela vous dirait? Pas d’inquiétude, vous ne serez pas seul. Vous irez avec une bande d’archers, de « soudards » comme ils se définissent eux-mêmes. Ils s’appellent, Long-Gaillard, Douceur pourvu d’une « dentition d’or dont l’opulence suffirait à confectionner un candélabre papal », ou encore leur dux Haine Attenoke et tant d’autres encore, plus dangereux et fous les uns que les autres. Vous voyagerez aussi avec une femme française: Cécile de Goincourt « au statut incertain », prisonnière violée ou femme libre? Surtout vous pourrez plus facilement dialoguer avec trois compères principaux, étrangers comme vous au groupe; Il y a d’abord Will Quate, un jeune laboureur parti de Outen Green qui veut rejoindre Calais pour réaliser la promesse de son seigneur: obtenir sa liberté et quitter son statut de serf. Il a été rapidement rejoint par une gente Dame, Berna, qui a fui le domaine seigneurial de son père pour éviter un mariage forcé et retrouver un homme qu’elle croit aimer. Elle lit et rêve du Roman de la Rose, un peu comme notre Emma Bovary normande. Enfin le troisième compagnon est un procureur écossais qui doit rejoindre Avignon. Tous les trois vont faire l’objet de récits distincts chacun avec leur style et des mots adaptés à leur statut social. Concret, précis pour le paysan, romantique et langoureux pour Berna, littéraire et lyrique pour Thomas le procureur. Une précision quand même qu’il faut vous apporter avant votre départ. Nous sommes en 1348 et la peste sévit en Italie et en France et menace de traverser la Manche. Un détail qui risque cependant de modifier un peu la tranquillité de votre périple. De surcroît les archers sont un peu sanguinaires; ils aiment les auberges, les gueuletons, les risques avec les habitants des bourgs traversés. Cela met du piment dans le récit à venir qui devient alors un road-movie médiéval. En évoquant un roman historique anglais, on pense immédiatement à Ken Follett mais James Meek, écrivain écossais, ancien journaliste au Guardian, lauréat de nombreux prix littéraire, utilise le style différent des protagonistes pour offrir plus qu’un récit haletant et documenté, avec du suspense à chaque page. Ici l’Histoire parfaitement documentée est au service du roman et non l’inverse. La période est essentielle certes mais les ressorts sont de tous les temps. Au fil des pages et de la découverte des personnages qui ne sont en rien des archétypes, l’auteur traite par transparence des problèmes universels et intemporels. En priant Dieu, en brûlant des ossements pour lutter contre la peste noire, en chantant nuit et jour sans interruption pour stopper l‘avancée du fléau, des échos d’aujourd’hui surgissent dans notre pensée, de l’imaginaire à la réalité. Insularité et repli sur soi de l’ile britannique, pandémie, mais aussi pensée féministe, travestissement, genre, désir sexuel, classes sociales, traversent ce roman qui devient alors une véritable chanson de geste contemporaine. L’auteur, sans jamais pratiquer l’anachronisme en falsifiant le quatorzième siècle pour l’assimiler au nôtre, établi des ponts universels. Foin de tergiversations, il est temps de prendre la route. Munis de ces précieux avertissements, vous ne risquez rien si ce n’est un bonheur de lecture, intelligente, romanesque et érudite. Rien que cela.
    Eric
  • Le verbe de James Meek est si étonnant d'inventivité qu'il est difficile de s'en détacher, on est happé par cette langue, tout, de la syntaxe au vocabulaire relèvent de la prouesse littéraire. Louons le travail remarquable du traducteur tant la tâche a dû être ardue. On est alors emporté par cette fable érudite et atypique.
    Florence
  • « Avec son exceptionnel talent de conteur, James Meek nous offre des personnages complexes, drôles, nuancés et profondément humains. »
    Sophie Lavergne
    Vocable Anglais
  • « Maniant magnifiquement une langue d'un autre temps, James Meek nous immerge avec un réalisme cru en ce "Temps ordinaire" à travers un voyage qui aurait pu se réduire à un récit d'aventures mais dont l'écrivain tire une tragi-comédie humaine aux accents shakespeariens. C'est fabuleux. »
    Anne-Sophie Hache
    La Voix du Nord
  • « On est dans la grande Histoire, formidablement réinventée (oh, le récit de la bataille de Crécy !), et dans notre présent, avec ses angoisses, ses ignorances, ses violences, ses souffrances, ses appétits, ses petites et ses grandes joies. On est bouleversé par l’actualité de ce livre. »
    Yves Viollier
    La Vie
  • « Mené de main de maître, le nouveau James Meek est une délectable incursion dans l'Angleterre du XIVe siècle. Un grand roman historique, un grand roman tout court. »
    Damien Aubel
    Transfuge
  • « Avec sa construction subtile et son écriture polyphonique, Vers Calais, en Temps ordinaire constitue une véritable prouesse littéraire, superbement servie en français par l’écrivain traducteur David Fauquemberg. »
    Jean-Claude Perrier
    Livre Hebdo
  • « […] il faut plonger avec avidité dans cette fantastique épopée. »
    Julie Tassetti
    L'Alsace
  • "Dans une jolie langue – attentive aux différenciations de statuts sociaux qu’elle impose, aux imaginaires qu’elle véhicule, James Meek s’empare du récit de peste comme une profonde et plurielle réflexion sur le Mal, le sens que l’on donne à nos vies. Vers Calais, en Temps ordinaire : sympathique roman d’aventures et spéculation sur la morale fluctuante qui nous lie." Lire la chronique ici
    Site La viduité
  • "Dans ce road movie médiéval qui se lit comme une chanson de geste, les personnages se dévoilent peu à peu, chacun porté par l’espérance secrète du "vaste monde" ou rongé par des cauchemars longtemps tus."
    Gilles Heuré
    Télérama
  • "Juste pour le plaisir des mots, ce livre est un trésor. Dans le Temps ordinaire de la liturgie chrétienne, il se passe en ce voyage épique vers Calais des événements extraordinaires !" Lire l'article ici
    Alain Raimbault
    20 minutes
  • "Il est question d’amour, de foi et surtout de liberté, le tout dans une langue inventive ! Un exploit littéraire."
    Samuel Loutaty
    Biba
  • "À travers ce roman historique riche, parfois étrange et savamment mis en scène, James Meek nous montre la pleine mesure de son talent de conteur."
    Guillaume Chevalier
    PAGE des libraires (Librairie Mot à mot)
  • "Un bonheur de lecture, intelligente, romanesque et érudite. Rien que cela." Lire l'article ici
    Site Unidivers
  • "Vers Calais, en Temps ordinaire est un roman passionnant, et joliment complexe : mais il n’est pas toujours facile d’accès. Sa langue fleurie, ancrée dans le passé qu’elle décrit, peut déstabiliser le lecteur : mais nous y avons vu un exploit, car l’auteur jongle avec les différents niveaux de langage selon les personnages qu’il suit. C’est suranné, mais c’est surtout un bel exploit." Lire la chronique ici
    Blog Café Powell
  • "Un excellent roman qui marie différents thèmes. Celui du travestissement, celui de l’identité, fluctuante et mal définie, celui du désir qui se transforme et se dissimule. C’est un roman d’apprentissage, le récit d’une quête, un roman à la Chrétien de Troyes." Lire la chronique ici
    Blog Chez Mark et Marcel
  • "Ancien correspondant du quotidien britannique The Guardian à Kiev et à Moscou, Meek se fait ici envoyé spécial sur le terrain du grand conflit médiéval. Transposant au milieu du XIVe siècle ses thèmes favoris – l’exploration du cœur et de ses énigmes, le désir, la mort, la double aspiration de l’homme à la destruction et à la poésie… –, il nous fait sourire au passage de parallèles décidément immuables (alors que Dieu n’a jamais été aussi "sourd ", l’épidémie fait naître les rumeurs les plus farfelues, les fausses nouvelles prolifèrent, la xénophobie galope). Mais ce qui l’intéresse surtout, c’est la façon dont l’histoire se raconte. Le mythe de la "grande victoire", la fabrique du "héros" en temps de guerre, les récits différents des hommes et des femmes. Son texte est conçu comme une joute à mort. Un tournoi où se croisent les flèches d’Eros et celles des archers, sous le regard narquois de la Grande Faucheuse."
    Florence Noiville
    Le Monde des Livres
  • "Fiction érudite à la Umberto Eco, odyssée picaresque dans un Moyen Age mythifié, la fable allégorique de James Meek séduit par son extraordinaire inventivité langagière - servie par la traduction virtuose de David Fauquemberg. L’auteur d’Un acte d’amour compose une fantasque farandole de personnages en quête de sens dans un monde au bord du cataclysme. On les suit sans réserve."
    Claire Julliard
    L'Obs
  • "L’admirable traduction de David Fauquemberg restitue l’exploit linguistique de James Meek : la langue de ce roman ensorceleur est inédite, plausible et colorée comme celle qu’avait inventée Thomas Chatterton pour son double médiéval, Thomas Rowley ; elle accroît le sentiment de proximité que l’on éprouve avec ces personnages d’autant plus vivants qu’ils sont menacés par l’imminence d’un cataclysme apocalyptique."
    Lucien d'Azay
    Revue des Deux Mondes
James MEEK est né à Londres en 1962 puis a grandi en Ecosse, à Dundee. Grand reporter, il a vécu en Russie, à Kiev et à Moscou de 1991 à 1999 où il était correspondant. Il vit maintenant à Londres où il collabore au Guardian, à la London Review of Books et à Granta. Il est l’auteur des ouvrages Un Acte d’amour et Nous commençons notre descente, tous les deux lauréats de prix littéraires et traduits à travers le monde.

Bibliographie