Dans la presse

LE JOURNAL DU DIMANCHE

Marie-Laure Delorme

"Par toutes sortes de détails, posés ici et là, l'ambiance se crée. Il y a la sueur dégoulinant le long du corps, un silence à couper au couteau, une manière de faire ronfler un titre, un coussin tenu serré contre son ventre, des heures de marche à travers la ville déserte. C'est écrit pointu, fin, aigu. On voit les fissures et on entend les craquements. Le style atteint à chaque fois sa cible. La Faute est une réussite. Le magazine Le Point vient d'ailleurs de lui décerner le prix 2003 du roman policier européen.[...] Laura Grimaldi dépeint surtout les derniers soubresauts d'une bourgeoisie milanaise enfermée dans ses appartements somptueux et dont la vie obéit à des codes immuables. Les vacances sur le bateau ; le goût de la culture, le sens du raffinement, la barrière de l'argent. La bourgeoisie meurt ici comme elle a vécu : dans l'indifférence."