Dans la presse

Libération

Thomas Stélandre

"Jenni Fagan, c’est en premier lieu une écriture composée d’images étonnantes et de modulations rythmiques dont Les Buveurs de lumière, en 2017, a donné la pleine mesure. On y suivait la vie d’une communauté dans un parc de caravanes, sur fond d’apocalypse - nouvelle ère glaciaire oblige. Avec La Fille du Diable, publié l’an dernier outre-Manche, les températures remontent d’un coup. Mais si l’humeur est plus furieuse, un climat romanesque se retrouve et s’installe, notamment dans la façon d’observer les gens comme des étoiles. " La lumière dont viennent les gens – ce que leurs âmes dégagent, et que la société ne voit pas encore - est ce qu’ils recherchent tous et ce qui leur manque quand elle n’est plus là. " Chaude ou froide, chez Fagan la lumière est partout traversante."