"Rosario Villajos a le don de faire de ce décalage, entre l’intimité d’une adolescente à la naïveté désarmante et l’image qu’elle projette, le moteur d’une tragicomédie corrosive qui explore les questions du genre et de l’orientation sexuelle, à l’âge où ces questions se posent le plus. […] L’Education physique est aussi une critique incisive du machisme tout-puissant en cette fin du XXe siècle espagnol. La romancière décrit par le menu les travers d’un monde encore à des années-lumière de la révolution #MeToo : où les parents permettent à leurs fils tout ce qu’ils interdisent à leurs filles. Où les épouses acceptent que leurs maris pensent et parlent à leur place. Où les enfants voient leurs mères dépérir dans un mariage qui les annihile, comme avant elles leurs propres mères. Mais où, sous l’humour désabusé de Catalina, gronde une colère qui n’attend qu’une chose, exploser pour que tout change. L’espoir d’une vraie métamorphose."
Dans la presse