« L’histoire débute avec le parcours erratique de 3 jeunes, deux en couple déjà bien installé sur la route et Max, le petit nouveau qui vient de faire sa rupture avec ses parents qui le délaissent, et lui, désireux d’une cassure franche. Il n’ira pas très loin dans son périple, mort de froid une fois la nuit passée dans une pauvre cabane au bord de la route, après une tempête de neige. Voilà comment débute ce roman sur l’humanité d’en bas, l’infra- humanité, les sdf, ceux qui vivent en tas dans les squats et tous les salopards qui profitent de la misère de ce pauvre monde pour faire leurs affaires, vendre la chair fraîche à de grands pervers. Le héros du roman, universitaire strasbourgeois victime collatérale des dommages faits aux délaissés, va mener une enquête opiniâtre et solitaire.
Le récit tient de l’enquête journalistique et du roman ; du premier, il a le style neutre et sans affect, les références aux lourdes et sanglantes tragédies récentes : celles de l’ex-Yougoslavie et du Rwanda, avec les criminels de guerre reconvertis dans les trafics de corps. Et l’auteur a su décrire en termes volontaires et véhéments la lutte de ces corps meurtris, de ces visages défaits contre un destin noir tout tracé. Et l’accroche au roman surgit de cette ligne de partage entre fiction et documentaire. »
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