Dans la presse

Le Cahier des livres

Lucie Servin

"En sondant les gammes traumatiques de l'exil : l'abandon, la fuite, la culpabilité, la peur ou la nostalgie, il s'agit de résoudre l'énigme de la malédiction qui condamne chaque déraciné à “porter sa maison culturelle sur le dos”, cette coquille d'escargot de l'errance éternelle. Bientôt, derrière le dédale des intimités singulières se redéfinit la condition de tous les étrangers, des réfugiés et des apatrides, devenus des fantômes ou des invisibles [ceux qui n'existent plus dans la mémoire de personne, et n'ont personne dans leur mémoire à eux]. Une démonstration de la valeur essentielle de l'amour et de l'amitié, ces fils d'Ariane qui nous unissent aux autres et qui nous construisent au-delà du temps qui passe, des déterminismes et des prédestinations, dans la permanence de cette force originelle qu'est l'aimant des souvenirs."