Publication : 25/08/2016
Nombre de pages : 256
ISBN : 979-10-226-0141-2
Prix : 18 €

L'échange

Eugenia ALMEIDA

ACHETER
Titre original : La tensión del umbral
Langue originale : Espagnol (Argentine)
Traduit par : François Gaudry
Prix
  • Prix Transfuge du meilleur roman hispanique - 2016

À la sortie d’un bar, une jeune femme menace un inconnu puis retourne son revolver contre elle-même et se suicide, ça ne regarde pas la police. “Tout au plus un épisode confus. Sans danger pour les tiers.”
Mais Guyot, le journaliste, s’obstine. Il veut comprendre. Il consulte des archives. Il lit les cahiers de la victime. Il cherche. Il ne voit pas les signaux d’alarme.
Parfois, il vaut mieux laisser tomber. L’importance du passé est surestimée. Si les gens restaient tranquilles, tout irait mieux.
Les voix se multiplient. Beaucoup de coups de fil. Entre les mots, du silence. Des menaces avérées. Des crimes. L’atmosphère est opaque, l’air raréfié.
La mécanique de la violence est encore bien huilée ; les anciens maîtres du pouvoir policier des années 80 ont du mal à prendre leur retraite et veulent aussi parler de leurs sentiments.
Dans une prose concise et d’une densité extraordinaire, l’auteur de L’Autobus écrit un roman politique et métaphysique très noir, et montre les remous des âmes perverses et les alliances troubles des pouvoirs institués. Magnifique et glaçant.

« Un roman qui surprend par son intensité et la perfection de sa composition. Ce qui se raconte est aussi brutal, complexe et incommensurable que la vie. »
Betina Gonzalez, Clarín

« Vertige narratif admirable et poésie à hautes doses. »
Hernán Carbonel, Revista Acción

 

  • "A la sortie d'un bar, une femme met en joue un homme, l'homme part, la femme retourne contre elle et tire... Une enquête vite étouffée, des témoins discrets, une conclusion de suicide hâtive; il en faut moins que ça au journaliste Guyot pour s'y intéresser. Une enquête brûlante dans une Argentine actuelle mais non moins corrompue."

    François
  • "Buenos Aires: une jeune femme se suicide, en pleine rue. Suicide réel mais suspect. Intrigué, Guyot, journaliste mélancolique, mène l'enquête... bientôt les signes menaçants vont se resserrer autour de lui. Eugenia Almeida nous entraîne avec brio dans les méandres de la violence politique dans un pays où le passé de la dictature fait planer son ombre dans toutes le sphères de la société. Nous ne dirons rien de la fin particulièrement vertigineuse de ce grand roman."

    Quentin Schoëvaërt-Brossault
  • "Un roman percutant servi par un style aussi beau que chirurgical : l'auteure écrit par ailleurs de la poésie et ça se voit !"

    Aurélie
  • "Argentine, un jour quelconque : à la sortie d'un bar, une jeune femme pointe son arme vers un inconnu qui continue son chemin sans se préoccuper de sa mort imminente...et pourtant quelques secondes plus tard, elle retourne son arme contre elle-même et se suicide. mais alors que les policiers classent cette affaire rapidement, un journaliste s'entête à comprendre. En retraçant la vie de cette jeune femme, il va plonger un peu plus profondément dans les méandres d'une société argentine qui n'a pas encore fait le deuil de son passé politique. Entre corruption et magouille politique, ce roman nous transporte dans cette enquête qui n'a rien d'un suicide"

  • "Au sortir d’un bar, une jeune femme menace un homme d’un revolver, avant de retourner l’arme contre elle. Un journaliste tente de comprendre. Mais en Argentine, il ne fait pas bon fouiller dans le passé. Un récit qui va à l’essentiel et un final glaçant."

    Vincent

    Vincent GENET
  • "Le noir est une couleur. Coup de coeur pour ce très beau roman argentin."

  • "Du beau, du grand roman noir. Un homme en quête de vérité cherche à comprendre ce que tout le monde tait. Dans une Argentine où corruption et jeux de pouvoir ont la part belle, Eugenia Almeida nous entraîne dans un roman dense et poétique."

    Louise
  •  

    "L’ombre portée de la dictature argentine derrière un fait divers. Glaçant et magistral.

    La narration habilement construite permet de maintenir l’enquêteur dans un labyrinthe, tout en dévoilant au lecteur, en une peinture sombre et puissante, les séquelles du terrorisme d’état de la dictature, les réseaux souterrains qui subsistent dans les marges et les dégâts de la corruption et de la criminalité présentes et écrasantes, en toute impunité."

    Marianne
  • "Je viens de terminer L'Echange, que j'ai trouvé magnifique (il fait partie de mes favoris de cette rentrée, indéniablement).

    La très belle écriture d'Eugenia Almeida, à la fois factuelle et extrêmement poétique, sert parfaitement ce roman à la noirceur implacable. Les passages composés presque exclusivement de dialogues apportent beaucoup de profondeur au récit et l'intrigue, qui semble simple à première vue, se révèle rapidement riche et complexe, grâce aux nombreuses ramifications que le lecteur découvre progressivement. Les résonances politiques, liées à l'histoire de l'Argentine, sont, quant à elles, passionnantes. Les ombres semblent s'étendre et tout recouvrir, mais certains personnages tentent de s'opposer à la violence et au silence, tels Guyot et Ostots qui, malgré leur fragilité, ne peuvent se résoudre à laisser la mort de Julia inexpliquée, et leur acharnement à comprendre est de toute beauté.
    L'Echange est un très grand roman, grâce à l'approche formelle originale et à la manière remarquable avec laquelle Eugenia Almeida traite la question du Mal."

    Vincent Ladoucette
  • -C’est un suicide. -Etiologie douteuse. -Vas-y. Tu jettes un coup d’œil et après on voit.  Guyot journaliste opiniâtre ne va pas s’arrêter là. De son écriture sèche, Eugenia Almeida le fait scruter, à l’affût de ce qui peut corroborer la suspicion. D’une langue métaphorique, elle le fait avancer à tâtons et à l’instinct. Dans un style plein de fureur retenue, elle ouvre péniblement ses yeux sur un monde sans signification : la pire sensation est de vouloir comprendre. Alors, il se perd dans l’hémérothèque et sa compilation d’articles. Il se plonge dans les cahiers de Julia et ses jeux de langues singuliers. Il s’évapore au côté d'Ostots et ses mouvements de mains agrippées aux verres de vodka. Soudain, les cadavres s’accumulent, les ellipses se substituent aux dialogues ; l’intrigue faussement beckettienne est devenue ruban de Moebius énigmatique. En installant une atmosphère de terreur sourde, Eugenia Almeida illumine d’une chose obscure qui se déplace parmi les ombres, les drames de l’Argentine. L’Echange, la lueur d’un cauchemar. Percutant.

    Nadège Badina
  • "C'est un très bon roman noir, bien noir et glaçant, et il y a une tension, une mécanique implacable qui fait qu'on ne peut pas le lâcher."

    Christophe Gilquin
  • "L'écriture peut vaincre le silence." Lire l'interview ici

    Propos recueillis par Marián Semilla Durán
    Espace Latinos
  • "Histoires morcelées, voix fragmentées, vies fragilisées, êtres à la dérive : par la grâce d'une écriture économe et juste, Eugenia Almeida poursuit son chemin littéraire dans la hantise de ce souvenir pas si lointain où l'Argentine vivait ses heures les plus noires" Lire l'article ici

    Laurence Péan
    La Croix
  • "L’auteur convoque l’uchronie, l’enquête, le roman noir et la politique fiction et donne vie au genre idéal dans une maestria propre et nette comme la découpe d’une lame au diamant. Eugenia Almeida laisse passer une lumière féroce. C’est magnifique et glaçant." Lire l'article ici

    Lionel Besnier
    Délibéré
  • "Mené avec une intensité fulgurante, ce roman noir, politique et métaphysique réveille les fantômes de la dictature militaire." Lire l'article ici

    Claire Julliard
    L'Obs
  • "Il y avait la peur, et personne pour nous expliquer pourquoi il fallait avoir peur. C'est resté enfoui tres longtemps." Lire l'entretien ici

    Entretien de Pierre Boisson et Stéphane Régy
    Society
  • "On sort d’une lecture, dont on ne peut à aucun moment s’arracher, l’esprit fiévreux et l’âme broyée." Lire l'article ici

    Albert Bensoussan
    En attendant Nadeau
  • "En tant qu'intellectuelle, rien ne peut me rendre plus heureuse que d'avoir un impact sur la situation politique que nous traversons actuellement." Lire l'entretien ici

    Entretien d'Elise Lépine
    Transfuge
  • "Comprendre est impossible. Parce que la vérité est impossible. C’est un paradoxe total, mais c’est précisément sur cette idée que s’appuie le roman." Lire l'entretien ici

    Entretien mené par Thomas Bleton
    Zone Critique
  • "Un art très maîtrisé de l'atmosphère et de la tension. Une écriture épurée au possible. Sous les habits du roman noir, se niche une réflexion métaphysique sur le besoin de vérité." Lire l'article ici

    Alexandre Fillon
    Lire
  • "Ce qui m'intéresse, c'est de comprendre comment un crime nous parle d'une société donnée." Lire l'entretien ici

    Entretien de Tatiana Dilhat
    Vocable
  • "Ce que j’aime dans la littérature : l’infinité de sens et de significations qu’elle permet." Lire l'entretien ici

    Propos recueillis par Emilie Bonnet
    Collibris
  • "La narration habilement construite permet de maintenir l’enquêteur dans un labyrinthe, tout en dévoilant au lecteur, en une peinture sombre et puissante, les séquelles du terrorisme d’état de la dictature." Lire l'article ici

    Charybde 27 : le Blog
  • "L'Argentine n'en a pas fini avec ses démons des années noires de la dictature." Lire l'article ici

    Delphine Peras
    L'Express Styles
  • "Ce nouveau roman de l'Argentine Eugenia Almeida est habité d'une ambiance particulière accaparante et en même temps perturbante dans laquelle le lecteur plonge dès les premiers mots." Lire l'article ici

    Cécile Pellerin
    ActuaLitté
  • "Ce roman magistralement construit fait la part belle aux dialogues secs, tendus, sans fioritures, et enchaîne les chapitres, assez courts, en alternant les points de vue, et crée ainsi une impression d’urgence à peine respirable." Lire l'article ici

    Blog Voyages au fil des pages
  • "Très noir, le troisième roman d'Eugenia Almeida cisèle les rapports de force entre police, médias et politique à travers les conversations glaçantes des différents acteurs de ce microcosme du pouvoir." Lire l'article ici

    Esther Sánchez
    Qué tal París
  • "Un roman vif, viscéral, efficient où les chapitres courts s'alternent très rapidement nous faisant suivre différents protagonistes sur la même intrigue" Lire l'article ici

    Blog Léa Touch Book
  • "Le roman noir permet à Eugenia Almeida de donner forme à cette angoisse terrible qui étreint les fils et les filles de la dictature, enfants perdus dans les décombres d’un vaste mirage" Lire l'article ici

    Claire Mazaleyrat
    La Cause littéraire
  • "Un mal nécessaire, porté par une très belle langue." Lire l'article ici

    Elise Lépine
    Transfuge
  • "Un drame étouffant, intensément mené." Lire l'article ici

    Laura Daniel
    Sang froid

Eugenia ALMEIDA est née en 1972 à Córdoba, en Argentine, où elle enseigne la littérature et publie des textes dans de nombreuses revues. L’Autobus, son premier roman, a reçu le prix Dos Orillas de Gijón, La Pièce du fond était finaliste du prix Rómulo Gallegos. Elle écrit également de la poésie.

Bibliographie