Publication : 03/09/2015
Pages : 160
Grand Format
ISBN : 979-10-226-0146-7
Couverture HD
Numérique
ISBN : 979-10-226-0428-4
Couverture HD

Le Rêve du retour

Horacio CASTELLANOS MOYA

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17 €
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11,99 €
Titre original : El sueño del retorno
Langue originale : Espagnol (Salvador)
Traduit par : René Solis

Au début des années 90, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; Erasmo Aragón, journaliste salvadorien exilé au Mexique, songe à regagner son pays d’origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille qui l’énervent prodigieusement. Dans l’attente du départ, il vit dans un état second, entre les vapeurs de l’alcool et les bouffées d’angoisse, hanté par des souvenirs confus et la peur d’être arrêté à sa descente de l’avion. Souffrant d’une douleur chronique au foie, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin qui lui prescrit des séances d’hypnose censées le soulager, dont au réveil il ne se rappelle rien.
Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu’à la déraison. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l’individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.

 

« Ce roman a l’intense vigueur des grandes fictions. » Charles Finch, New York Times

« Il figure parmi les Latino-Américains contemporains les plus singuliers et les plus incisifs. » Michel La Pointe, The Los Angeles Review of Books

« Moya prouve à nouveau qu’il est un maître du roman. » Publisher’s weekly

  • Le Rêve du retour, de Castellanos Moya, a été l'une de lectures favorites, recemment : j'y ai retrouvé un sujet qui m'est cher (l'exil et le retour au pays), déjà très bien traité cette année par A. Parra, et une écriture parfaite, ainsi qu'une ironie qui m'a rappelé, étrangement, Roberto Bolano (je croix que les deux hommes étaient amis). La relation qu'entretient le personnage principal avec son médecin, les rumeurs entourant la disparition de ce dernier, le sentiment de peur qui s'empare du narrateur, les secrets enfouis qui peinent à resurgir et sa manière d'utiliser le départ comme une oportunité unique de rompre avec sa femme sont quelques-uns des éléments très intéressants du roman.

     

    Vincent Ladoucette
  • Incisif

    Dans un hallucinant flot narratif et littéraire et sous une prose inflexible et mordante, Horacio Castellanos Moya explore brillamment les effets de la guerre civile et de la violence incrustés au plus profond d'un homme, Erasmo Aragón, journaliste salvadorien exilé au Mexique, rêvant d'un retour au pays. Remontant les blessures de l'enfance puis les grandes et petites lâchetés de l'âge adulte, il décante le processus qui pousse un homme au bord du précipice, rasant le fil continu de ses peurs et de ses angoisses.

    Manuel Hirbec
  • "Ce que n’importe quel auteur mettrait 500 pages à faire ressortir, Horacio le fait sortir en 150 pages. Ce personnage ne cède jamais, il est à la fois toujours tenté par la guérison mais aussi par la dérive. Ce livre est absolument formidable. " Ecouter la chronique ici (à la 35è minute)

    Chronique de Daniel Martin
    France Culture "La Dispute", d'Arnaud Laporte
  • "Nouvel épisode féroce et obsédant du grand Horacio Castellanos Moya, le soprano de la guerre civile, le Thomas Bernhard du Salvador." Lire l'article ici

    Marguerite Baux
    Lui
  • "Castellanos Moya montre à nouveau, cette fois avec ironie, les ravages de la violence." Lire l'article ici

    Les 15 coups de cœur de la rentrée
    Le Temps
  • "Horacio Castellanos Moya décrit avec talent les affres tragicomiques dans lesquelles plonge Erasmo. Gagné par sa lâcheté, il hésite, s'entête à s'en faire mal." Lire l'article ici

    Gilles Biassette
    La Croix
  • "Par son humour noir et jouissif, sa liberté de ton enfin, Castellanos Moya marche sur les pas du père du journalisme gonzo, Hunter S. Thompson." Lire l'article ici

    Benoît Legemble
    Transfuge
  • "Tournant la peur en ridicule, sur un mode très picaresque, Horacio Castellanos Moya fait de ce retour chez soi plus qu'un long voyage : une exquise épopée." Lire l'article ici

    Ariane Singer
    Le Monde des Livres
  • "La virtuosité de l’auteur réside dans sa capacité à mettre en exergue la douce folie de ces personnages principaux pris en tenaille entre une médiocrité du quotidien, le désir de changement et les affres de l’Histoire."

    Lire l'article ici.

    Blog Le Monde de tran
  • "Castellanos Moya fait de l'écriture un typhon, un ouragan ou un déluge, une de ces choses grandioses, presque surnaturelles, à la fois magnifiques et terrifiantes, qui semblent indomptables, et pourtant non. Tout ce qu'on attend de la littérature. Tout ce que sait faire Horacio Castellanos Moya." Lire l'article ici

    Martine Laval
    Le Matricule des anges
  • "Une pépite de la rentrée. Un roman, un vrai. Bref. Puissant. Hilarant." Lire l'article ici

    Daniel Martin
    La Montagne
  • "Castellanos Moya que l'on devine sous le narrateur est un nettoyeur de cerveaux; celui de ses personnages, celui du lecteur. Un anthropologue impitoyable des chaos intimes ou géopolitiques." Lire l'article ici et à venir, l'interview ici

    Philippe Lefait
    Des Mots de minuit

Horacio CASTELLANOS MOYA est né en 1957 à Tegucigalpa, au Honduras. Il grandit et fait ses études au Salvador et s'exile à partir de 1979 dans de nombreux pays. Il enseigne aujourd'hui à l'université de l'Iowa. Il a écrit douze romans, qui lui ont valu de nombreux prix, des menaces de mort et une reconnaissance internationale.