À la fin du XIXe siècle, le Mozambique est ravagé par les guerres entre les clans et contre les colonisateurs.
Germano, un soldat portugais exilé sans espoir de retour parce que républicain, et Imani, une jeune Africaine, trop belle et trop intelligente, son interprète, sont le fil rouge de ce roman où ils évoluent parmi des personnages historiques bien réels, comme l’empereur africain Ngungunyane et le flamboyant Mouzinho de Albuquerque, “pacificateur” du Mozambique.
Germano découvre l’Afrique de l’Est en prenant son poste dans un village perdu où il fait la connaissance d’Imani. Dans ses rapports, Germano raconte les transformations de la région avec en toile de fond l’affrontement entre la monarchie coloniale et Ngungunyane. Imani décrit l’avancée de la colonisation, les structures familiales, les traditions qui cherchent à subsister, les migrations. Elle s’aperçoit aussi que sa maîtrise du portugais la sépare de ses voisins, tandis que les Portugais la considèrent comme une espionne. Liés par un amour ambigu, Imani et Germano partent sur le fleuve dans une itinérance chaotique et aventureuse qui les confronte à la réalité de cette guerre et à des personnages fabuleux.
Mia Couto, romancier dans un pays où l’oralité règne, décrit ces trajectoires d’une écriture concise et puissamment évocatrice. Il écrit ainsi un grand texte sur l’incompréhension et la construction de la peur de l’autre.
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A travers le périple d'Imani, jeune Chope à la beauté saisissante, qui parle le portugais "comme un Blanc", Mia Couto retrace tout un épisode de l'histoire coloniale du Mozambique (la chute de l'empereur Ngungunyane et son exil, en 1895). Mais il nous embarque surtout dans une aventure fascinante, une fresque tant poétique que politique, un roman d'une richesse inouïe.Christophe Gilquin
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Lire l'article iciMathilde NivolletLe Parisien week-end
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Lire l'article iciGladys MarivatLe Monde des Livres
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"La langue est la grande affaire de Mia Couto, celle à laquelle il revient inlassablement. Et sans doute Les Sables de l’empereur, tout juste couronné du prix Jan Michalski de littérature constitue-t-il une étape décisive dans cette investigation de la langue. On dira que tout écrivain s’explique avec les mots ; qu’un écrivain soucieux de ceux-ci est comme un peintre attentif à ses couleurs : qu’il s’agit d’un truisme. C’est possible, mais rares sont ceux chez qui cette préoccupation prend, comme dans Les Sables de l’empereur, l’allure d’une confrontation avec un mystère, une puissance à la fois bénéfique et hostile, mais aussi un nœud de contradictions."Damien AubelTransfuge
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"Sublime." Lire l'article iciBaptiste LigerLire
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"De l'intime à l'épique, un grand roman, baroque et inattendu, de Mia Couto."Alain NicolasL'Humanité
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"L’auteur de L’Accordeur de silences et de La Confession de la lionne, signe là un livre-manifeste, qui dit sa foi dans l’écriture et la force des femmes." Lire l'article iciCatherine SimonLe matricule des anges
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« Pour Mia Couto, grand écrivain mozambicain nobélisable, écrire semble constituer, comme pour ses personnages, une façon de prier, de faire renaître les morts, de résister. »Manon HutardLe Nouveau Magazine Littéraire
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Lire la chronique iciBlog Sur la route de Jostein
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"Début mars, à Paris, l’écrivain et biologiste mozambicain s’est entretenu avec En attendant Nadeau." Lire l'interview de l'auteur iciPierre BenettiSite En attendant Nadeau
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Voir l'interview de Mia Couto iciPhilippe LefaitFrance TV Info - Des mots de minuit
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Valérie Marin La MesléeLe Point
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"L’écrivain mozambicain Mia Couto livre la grande fresque historique d’un empire africain disparu."Pierre CochezLa Croix
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"Les Sables de l’empereur, ce n’est pas simplement la géographie infinie et l’histoire méconnue de l’Afrique revisitées par un conteur à l’imagination fertile. C’est le livre d’une vie, le chef-d’oeuvre d’un romancier de 65 ans parvenu à la pleine maîtrise de ses moyens." Lire l'article iciSébastien LapaqueLe Figaro Littéraire