Publication : 29/08/2019
Pages : 240
Grand Format
EAN : 9791022608893
Numerique
ISBN : 979-10-226-0890-9
Couverture HD

Estuaire

Lídia JORGE

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13.99 €
Titre original : Estuario
Langue originale : Portugais (Portugal)
Traduit par : Marie-Hélène Piwnik

En sélection pour le Prix Médicis étranger 2019 (première sélection)

 

Edmundo Galeano a 25 ans, il a parcouru le monde, participé à une mission humanitaire et est revenu dans la maison paternelle avec une main estropiée. Il est revenu pour écrire et passe ses jours à essayer d’élaborer littérairement son témoignage. Un roman qui expliquera le monde et l’empêchera de courir à sa perte.

Sa famille passe par une série de vicissitudes économiques qui mettent en danger la maison familiale, refuge de tous. Il y a l’aîné qui a mis sur pied un projet destiné à sauver la fortune de la famille en transformant deux bateaux, mais l’autorisation de l’administration se fait attendre depuis des années. Il a tenté de conjurer le sort et attend une bonne nouvelle. Un cadet avocat et dandy dont les affaires déclinent et qui essaie de sauver son cheval du naufrage de sa fortune. Le frère suivant qui réhabilite des immeubles vétustes pour les louer à des clandestins et est amoureux d’une belle Estonienne enceinte de lui et qui a besoin de place pour le bébé. La jeune sœur divorcée, avec un enfant de 8 ans fasciné par la baleine 52 Hertz, un enfant qui ne ressemble pas à son père mais au grand amour de sa mère. Et la tante Titi qui a sacrifié sa vie pour élever ses neveux et dont la vieillesse et la présence sont maintenant encombrantes. Lorsque le père de famille, armateur ruiné, baisse les bras, tout se précipite et chacun est confronté à ses échecs et à ses culpabilités. Edmundo prend alors conscience que ses aventures lointaines et son projet littéraire sont en relation directe avec les batailles privées qui se déroulent autour de lui.

Ce superbe roman choral nous montre, avec tendresse et ironie pour l’apprenti écrivain, le processus de la création littéraire, ses embûches, ce que représente le travail d’écriture. Il nous montre aussi comment les vies quotidiennes dépendent de ce qui se passe bien loin d’elles-mêmes et des décisions prises à d’autres échelles. Lídia Jorge, qui a toujours pratiqué un « réalisme aux portes ouvertes », nous trouble en introduisant des éléments fantastiques et irrationnels dans ses personnages et nous montre que la passion amoureuse va plus loin qu’on ne pourrait le penser. Elle montre le plus proche pour atteindre l’universel.

Après avoir exploré l’Histoire et les façons d’en rendre compte, Lídia Jorge revient à l’exploration des actions et des sentiments qui constituent les vies ordinaires et les abîmes qu’elles recouvrent. Un grand roman écrit par une très grande romancière.

  • "J'ai été impressionnée. Elle a une plume absolument sublime, un univers vertigineux, j'ai vraiment adoré !"

    Ophélie
  • La famille Galeano n'est plus que l'ombre de ce qu'elle a été. Ne reste de son lustre d'antan plus que la maison, sur cinq étages en face du port de Lisbonne. Une maison ou plutôt un refuge vers lequel toute la fratrie (quatre garçons et une fille) s'est réfugié autour du père veuf pour affronter la tempête des mauvais jours. Jorge compose cette histoire de famille peuplée de secrets et de vieilles rancoeurs, elle fait un roman brillant et attachant sur les liens qui unissent ou séparent une famille, mais aussi par la présence du plus jeune frère qui porte en lui le désir d'écrire, un roman sur le pouvoir de la création.

    Nicolas
  • S'appuyant sur des personnages blessés dans leur orgueil dont les aspirations vont être mises à rude épreuve, et jouant sur différents registres, Lidia Jorge orchestre ce drame familial avec une rare virtuosité.

    Christophe Gilquin
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    Frédérique Fanchette
    Libération
  • "Voilà une plume capable de pénétrer l'irrationnel et les failles du monde."

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    Ophélie Drézet
    PAGE DES LIBRAIRES
  • " Ce livre-vie s'écrit sur les vers d'Ode maritime,tel un palimpseste."

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    Sébastien Lapaque
    Le Figaro Littéraire
  • "Le charme du roman repose sur une écriture tendue, sans dialogue, où de longs paragraphes très narratifs alternent avec une phrase unique souvent révélatrice d'une obsession."

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    Notes bibliographiques
  • "Sans aucun doute, Lídia Jorge sait sonder les méandres du coeur humain avec une sincérité poignante et une poésie singulière."

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    PAGE DES LIBRAIRES
  • "Avec « Estuaire », la grande romancière portugaise, au plus près de ses personnages, touche au coeur."

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    Gladys Marivat
    Le Monde des Livres
  • "Au sommet de son art, la romancière portugaise Lidia Jorge nous conte l'histoire d'une famille déchue, les Galeano."

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    Site Onlalu
  • "On ressort harassé d'Estuaire mais avec le sentiment d'avoir lu un livre important et avec dans les dernières pages un espoir insensé qui naît et donne une lueur d'optimisme."

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    Site Addict Culture
  • "C'est un des plus beaux romans de la rentrée, à la fois dense et lumineux."

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    Damien Aubel
    Transfuge
  • Lídia Jorge raconte avec tendresse ces vies minuscules, devenues majuscules parle lyrisme et la densité littéraire de cet Estuaire."

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    Hubert Artus
    Causette
  • "C'est la plus grande romancière portugaise d'aujourd'hui et son Estuaire ouvre tant d'horizons !"

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    Valérie Marin La Meslée
    Le Point
  • "Ce fut une belle découverte de cette grande dame des lettres portugaises qu'est Lídia Jorge."

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    Blog Voyages au fil des pages
  • "Entre fleuve et océan, Estuaire est un roman qui t'embarque par sa beauté et son intensité. La plume de Lídia Jorge est puissante, suggestive, alarmante, poétique. Il y avait de la douceur dans les mots et puis d'un coup, des impacts tonitruants. J'ai adoré."

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    Blog Fairy Stelphique
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    Biblioteca Magazine
  • "Porté par une écriture pleine d'étrangeté, ce roman explore nos liens à ce qui est loin et fantasmé, à ce qui est proche et concret. Entêtant."

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    Madame Figaro
Lídia Jorge est née à Boliqueim dans l’Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane de l’université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l’enseignement. En 1970, elle part pour l’Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale, ce qui donnera lieu, plus tard, au portrait de femme d’officier de l’armée portugaise du Rivages des murmures (Métailié, 1989). A son retour à Lisbonne, elle se consacre à l’écriture. Ses œuvres sont publiées en Allemagne, Espagne, Italie, Grèce, Brésil, Israël, Grande Bretagne, Pays Bas, Serbie, Suède, Etats-Unis. La Couverture du soldat, 2000 a eu le Prix Jean Monnet 2000 (Cognac) Le Vent qui siffle dans les grues, 2004 a eu le Grand Prix du Roman de l’Association Portugaise des Ecrivains 2003, Premier Prix « Correntes d’escritas » 2004 (Povoa da Varzim, Portugal), Prix des lecteurs du Salon de la Littérature Européenne de Cognac 2005, Prix Lucioles des lecteurs 2005 (Librairie Lucioles, Vienne), Prix Albatros de la Fondation Günter Grass 2006 (Allemagne).  Nous combattrons l’ombre, a reçu le Prix Charles Brisset 2008, La Nuit des femmes qui chantent, 2012, Les Mémorables , 2015