Publication : 10/02/2001
Pages : 264
Poche
EAN : 9791022604871
Couverture HD
Numerique
ISBN : 979-10-226-0119-1

Passé parfait

Leonardo PADURA

ACHETER POCHE
10 €
ACHETER NUMÉRIQUE
5,99 €
Titre original : Pasado Perfecto
Langue originale : Espagnol
Traduit par : Caroline Lepage
Prix
  • Prix des Amériques insulaires - 2002

La Havane. Hiver 1989. Le lieutenant Mario Conde est chargé d’enquêter sur la disparition mystérieuse du directeur d’une grande entreprise. Rafael Morfn était étudiant avec Mario Conde, il était beau, brillant et il a épousé Tamara, le grand amour de Mario. Le lieutenant Conde va mener une double recherche sur son passé et sur le disparu.

Dans ce premier roman de la tétralogie Les Quatre saisons, Leonardo Padura nous présente ses personnages : le Vieux, commissaire et grand fumeur de cigares, Carlos El Flaco, l’ami d’enfance, vétéran des guerres d’Angola cloué dans son fauteuil roulant, Josefina la cuisinière qui crée des banquets avec rien, et tout le petit monde d’un quartier populaire de La Havane autour de Mario Conde, le flic amateur de rhum et de littérature, le représentant de la génération “cachée”, celle dont la lucidité mesure cruellement les échecs des utopies.

  • "C'est le premier roman de la tétralogie havanaise de Padura (Electre à la Havane, I'Automne à Cuba) qui paraît enfin. Où l'on fait connaissance avec Mario Conde, après une gueule de bois carabinée. Où l'on verra comment ce lieutenant de police mal luné va essayer de faire la lumière sur la disparition d'un gros bonnet du régime cubain. Conde connaît le disparu, Rafael Morin, et le déteste depuis son adolescence. Quand, au lycée, ce beau et brillant jeune homme très dans la ligne lui a soufflé Tamara, la jeune fille de son cœur. Conde va évidemment revoir Tamara. Et ce face-à-face va le replonger dans le blues le plus profond. Lui remettre en mémoire l'époque où son copain Carlos el Flaco (le maigre) était vraiment maigre et pas coincé sur une chaise roulante, c'est-à-dire avant qu'il se fasse dégommer en Angola. Le temps où lui-même rêvait de Tamara et pensait qu'il deviendrait un grand écrivain. La nostalgie pur sucre de canne."
    Edouard Waintrop
    LIBERATION
  • "C'est l'hiver à La Havane, humide, froid. Le lieutenant Marlo Conde, flic atypique, parcourt la ville, sur la trace de Rafael Morin, & recteur d'une grande entreprise cubaine disparu après une soirée de réveillon chez un ministre. Rafael était un camarade de faculté; Conde se retrouve confronté à son passé et à la passion que lui a toujours inspirée Tamara, l'épouse de Rafael.. Passé parfait est le premier volet d'une tétralogie, qui se déroule sur une année, 1989, et dont on a déjà lu en France (hasards de l'édition) deux volumes (L'Automne à Cuba, et électre à La Havane, chez Métailié). Quatre romans, quatre saisons, quatre affaires à résoudre pour Mario Conde, double alcoolo et mélancolique de Leonardo Padura, auteur cubain de 46 ans (qui n'est, lui, dit-il, ni alcoolo ni mélancolique). A travers une intrigue policière alerte et savamment construite, Padura s'intéresse surtout au destin de ce singulier et émouvant policier, « fils du Carvalho de Manuel Vàzquez Montaibàn et petit fils du Marlowe de Raymond Chandler », hanté par ses rêves d'écriture et par la culpabilité de n'avoir pas été à la place de son vieux camarade El Flaco lors des combats en Angola au début des années 80. Un représentant de la « génération cachée», comme l'appelle Leonardo Padura, cette génération - la sienne - née avec la révolution, lucide, sans illusions, à mille lieues de l'enthousiasme inconditionnel et pathétique de la précédente."
    Danielle Schramm
    TELERAMA
Leonardo PADURA est né à La Havane en 1955. Romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma, il a obtenu de nombreux prix prestigieux pour son œuvre, dont le prix Princesse des Asturies 2015. Il est l’auteur, entre autres, d’une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons publiée dans quinze pays. Ses trois romans L’Homme qui aimait les chiens (2011), Hérétiques (2014) et Poussière dans le vent (2021) ont démontré qu’il fait partie des grands noms de la littérature mondiale.