Publication : 28/08/2014
Nombre de pages : 608
ISBN : 978-2-86424-961-0
Prix : 23 €

Hérétiques

Leonardo PADURA

ACHETER
Titre original : Herejes
Langue originale : Espagnol (Cuba)
Traduit par : Elena Zayas
Prix
  • En première sélection du Prix Médicis étranger - 2014
  • En première sélection du Prix Fémina étranger - 2014

Lancé sur la piste d’un mystérieux tableau de Rembrandt, disparu dans le port de La Havane en 1939 et retrouvé comme par magie des décennies plus tard dans une vente aux enchères à Londres, Mario Conde, ex-policier reconverti dans le commerce de livres anciens, nous entraîne dans une enquête trépidante qui tutoie souvent la grande histoire. On y fréquente les juifs de la capitale cubaine, dans les années prérévolutionnaires, tiraillés entre le respect des traditions et les charmes d’un mode de vie plus tropical ; des adolescents tourmentés d’aujourd’hui, dont les piercings et scarifications semblent crier au vu et au su de tous leur rejet de l’Homme Nouveau et des carcans faussement révolutionnaires ; mais aussi les copains du Conde, chaleureux et bienveillants, toujours prêts à trinquer à la moindre occasion avec une bonne bouteille de rhum. On y fait même un détour par Amsterdam, en plein xviie siècle, à l’heure des excommunications religieuses et des audaces picturales, en compagnie d’un jeune juif qui décide d’apprendre l’art de la peinture, contre toutes les lois de sa religion.

Dans ce livre puissant et profond, Leonardo Padura rend un vibrant hommage au libre arbitre et à tous les “hérétiques” qui osent s’opposer aux dictats de leur temps ou de leur communauté. Et qui mieux que Mario Conde, plus vivant que jamais sous ses airs désabusés, pouvait nous guider parmi ces amoureux de la liberté ?

  • "Roman historique, roman d'aventure, Leonardo Padura explore tous les genres pour permettre à ses héros de s'octroyer une certaine liberté en dépit de l'Histoire. Un roman éclatant."
    Nadège Badina
  • Gérard Collard
  • "Un roman magistral qui nous fait voyager dans l'espace et le temps et qui nous montre que de tout temps, des êtres indociles ont décidés de s'affranchir des convenances, des traditions pour mieux jouir de leur liberté."
    Ladislas Brault
    • "Est-il possible de faire rentrer dans le même roman la vie d'un jeune Juif à Cuba dans les années 1930, un moment de la vie de Rembrandt et les dérives de la jeunesse cubaine de nos jours? Bien sûr, il suffit juste de s'appeler Leonardo Padura!"
    Coline Hugel
  • "Acheter une voiture, un acte banal ? Pas à Cuba. Malgré l'ouverture, en 2014, du marché de l'automobile à tous les Cubains, posséder un véhicule est impossible. L'écrivain Leonardo Padura témoigne de cette réalité absurde." Lire le texte ici

    Texte inédit de Leonardo Padura
    Géo
  • "L'écrivain cubain rejoint au palmarès de l'unes des récompenses littéraires les plus prestigieuses d'Espagne et d'Europe Philip Roth, Günter Grass et Mario Vargas Llosa." Lire l'article ici.
    Thierry Clermont
    LeFigaro.fr
  • "Ecrire, profiter du moindre espace de liberté concédé, rectifier les vérités d'état par le biais de la fiction." Lire le portrait ici
    Alain Léauthier
    Marianne Hors-série
  • "Je voulais voir comment, à travers l'Histoire, l'homme a toujours fait face, encore et encore, aux mêmes restrictions de sa liberté individuelle sous la pression de la société." Lire le portrait ici
    Julie Malaure
    Le Point spécial Polars
  • "Depuis que j'ai commencé à écrire, j'ai eu la chance de rencontrer des maîtres."  Lire l'entretien ici.
    Entretien de Damien Aubel
    Transfuge
  • "Dans ma vie et dans ma littérature, à chaque fois que j'ai pu, j'ai essayé d'être le plus indépendant possible." Entretien à lire ici
    Entretien avec Julie Chansel
    Altermondes
  • "Rien ne protège contre la bêtise du monde." Entretien à lire ici

    Entretien avec Thierry Dussard
    L'Amateur de cigares
  • Avec Hérétiques, Leonardo Padura fait un panorama de l'exercice de la liberté individuelle." Article à lire ici
    Alphonse Cugier
    Liberté Hebdo
  • Article à lire ici
    Coup de cœur de Michèle Chadeisson de la Librairie Texture
    Madame Figaro
  • "Conde est typique de ma génération. Un homme qui traîne derrière lui un mélange d'espoirs perdus et d'illusions encore vivantes." Entretien à lire ici
    Entretien avec Florence Noiville
    Le Monde des livres
  • "Ce qui perce dans ses propos, c'est son attachement à cette terre qu'il n'a jamais quittée et où il revient immanquablement dans ses livres. Pour le reste, on le devinera entre les lignes de ce foisonnant roman, où l'on retrouve la plume nerveuse et le sens su suspens du journaliste. Tout comme son art d'alpaguer le lecteur avec ses images qui font mouche." Lire l'article ici
    Florence Noiville
    Le Monde des livres
  • "L'un des plus fascinants livres de cette rentrée littéraire". Emission à écouter ici
    Paula Jacques
    France Inter "Cosmopolitaine"
  • "Ce n'est ni un roman policier, ni un roman historique, philosophique ou social, mais c'est tout ça à la fois." Entretien à lire ici
    Laurent Boscq
    Rolling Stone
  • "La recherche des origines est obsessionnelle. C'est un leitmotiv dans mon travail." Entretien à lire ici
    Natacha Anderson
    Novo
  • "Mêlant roman historique, policier et social, il y fait résonner l'écho des siècles." Article à lire ici
    Thierry Clermont
    Le Figaro littéraire
  • "Quel plaisir de retrouver le Conde!" Article à lire ici
    Marc Gadmer
    Femme actuelle
  • "Si l'art n'existait pas, il n'y aurait pas de civilisation." Entretien à lire ici
    Entretien avec Marie-José Sirach
    L'Humanité
  • "Un grand livre? A coup sûr." Article à lire ici
    Marc Riglet
    Lire
  • "Un récit à trois voix à la mélancolie tenace, complexe et haletant." Article à lire ici
    Béatrice Sarrot
    L'Amateur de cigares
  • « Le talent de Leonardo Padura atteint ici des sommets. » Article à lire ici
    Marc Fernandez
    Métro
  • "Avec comme exemple, voire modèle, Alejo Carpentier, Leonardo Padura livre un roman puzzle, complexe, dense, pour un remarquable hommage à l'hérésie." Article à lire ici
    Julie Coutu
    Chro
  • "Roman flamboyant, Hérétiques est une épopée dédiée à cette cité, où un tableau du XVIIe siècle fait résonner d'éternelles révoltes..." Article à lire ici.
    Gilles Heuré
    Télérama
  • "Leonardo Padura brasse magistralement époques et personnages pour plaider la cause des hérétiques." Article à lire ici
    François Montpezat
    DNA
  • "Est-il possible de faire rentrer dans le même roman la vie d'un jeune Juif à Cuba dans les années 1930, un moment de la vie de Rembrandt et les dérives de la jeunesse cubaine de nos jours? Bien sûr, il suffit juste de s'appeler Leonardo Padura!" Article à lire ici
    Coline Hugel, librairie la Colline aux livres à Bergerac
    Page des libraires
  • "Leonardo Padura, l'un des plus remarquables auteurs cubains contemporains, revient avec un polar historique très atypique." Article à lire ici
    Esther Sánchez
    Qué tal París
  • "L'auteur cubain Leonardo Padura nous entraîne dans une profonde réflexion sur la liberté face aux religions, aux violences de l'histoire et à leurs conséquences, pour nous offrir ce très beau roman noir." Article à lire ici
    Jérôme Carron
    Point de vue
  • "Avec ampleur et érudition, Leonardo Padura plonge au cœur de la création, et interroge sur le libre arbitre de l'homme. Une fresque magnifique qui entre en résonance avec l'époque contemporaine." Article à lire ici
    Marc Riglet
    Lire

1.
La Havane, 1939
Daniel Kaminsky mettrait plusieurs années à s’accoutumer aux bruits jubilatoires d’une ville ancrée dans le vacarme le plus insolent. Il avait très vite découvert que tout y était traité
et réglé à grands cris, tout grinçait sous l’effet de l’oxydation et de l’humidité, les voitures avançaient au milieu des explosions, du ronflement des moteurs ou des longs beuglements
des klaxons, les chiens aboyaient avec ou sans raison, et les coqs chantaient, même à minuit, tandis que chaque vendeur de rue utilisait pour s’annoncer un sifflet, une clochette, une
trompette, un sifflement, une crécelle, un pipeau, un couplet bien timbré ou un simple hurlement. Il avait échoué dans une ville où, pire encore, chaque soir, à neuf heures précises, un coup de canon résonnait sans qu’il y ait de guerre déclarée ou de forteresse à fermer et où toujours, invariablement, dans les époques prospères comme dans les moments critiques, quelqu’un écoutait de la musique et, en plus, la chantait.
Dans les premiers temps de son séjour havanais et pour autant que le lui permettait son esprit à peine peuplé de souvenirs, l’enfant tenterait souvent d’évoquer les silences pâteux du quartier des bourgeois juifs de Cracovie où il était né et avait passé ses premières années. Par pure intuition de déraciné, il s’accrochait à ce territoire magenta et froid de son passé comme à une planche de salut capable de le sauver du naufrage qu’était devenue sa vie, mais quand ses souvenirs, vécus ou imaginés, abordaient la terre ferme de la réalité, il réagissait immédiatement et tentait de s’en échapper, car dans la silencieuse et sombre Cracovie de son enfance, une clameur excessive ne pouvait signifier que deux choses : ou c’était jour de marché ou un danger allait fondre sur eux. Au cours des dernières années de son existence polonaise, le danger était devenu plus fréquent que les cris des marchands. Et la peur, une compagne assidue.
Comme il fallait s’y attendre, après avoir atterri dans la ville assourdissante, Daniel Kaminsky subirait pendant longtemps les assauts de ce niveau sonore explosif comme une
rafale de signaux d’alarmes qui le faisaient sursauter, jusqu’au jour où il comprit, les années passant, que dans ce nouveau monde le silence précédait généralement le plus grand danger. Une fois cette étape surmontée, quand enfin il arriva à vivre dans le bruit sans écouter les bruits, comme on respire l’air sans avoir conscience de chaque inspiration, le jeune Daniel découvrit qu’il avait perdu sa capacité d’apprécier les qualités bénéfiques du silence. Mais il serait surtout fier d’avoir su se réconcilier avec le vacarme de La Havane, car en même temps il atteindrait le but qu’il s’était obstinément fixé, sentir qu’il appartenait à cette ville turbulente où l’avait précipité, par chance pour lui, la force d’une malédiction historique ou divine – jusqu’à la fin de ses jours, il hésiterait quant à la plus juste de ces deux attributions.
Le jour où Daniel Kaminsky commença à endurer le pire cauchemar de sa vie et, en même temps, à identifier les premiers signes de son destin privilégié, l’odeur pénétrante de
la mer et un silence intempestif, presque solide, s’abattaient sur l’aube havanaise. Son oncle Joseph l’avait réveillé beaucoup plus tôt que d’habitude, quand il l’envoyait au collège
hébreu du Centre israélite où, en plus d’une éducation académique et religieuse, l’enfant recevait les indispensables cours de langue espagnole dont dépendait son insertion dans le
monde bigarré et multiracial où il allait vivre, Dieu seul savait pour combien de temps. Mais le jour s’avéra bien différent quand, après lui avoir donné la bénédiction du shabbat et
souhaité une bonne fête de Chavouot, l’oncle sortit de sa réserve habituelle et déposa un baiser sur le front du garçon.
L’oncle Joseph, également Kaminsky et bien entendu polonais, que ses connaissances appelaient déjà Pepe Cartera – Jo Portefeuille – à cause de la maestria avec laquelle il exerçait
son métier de fabricant de sacs, de portefeuilles et de cartables, entre autres articles de cuir, avait toujours respecté et respecterait avec ferveur jusqu’à sa mort les préceptes de la
foi judaïque. Aussi, avant de l’autoriser à goûter à son petit-déjeuner anticipé, déjà disposé sur la table, rappela-t-il à l’enfant qu’ils ne devaient pas se limiter aux ablutions et aux
prières habituelles de ce matin très spécial, car par la grâce du Seigneur, bénit soit-Il, la grande fête millénaire de Chavouot, célébrée en souvenir de la remise des Dix Commandements au patriarche Moïse et de l’enthousiaste acceptation de la Torah par les fondateurs de la nation, tombait le jour du shabbat. Ce matin-là, comme le lui rappela son oncle dans son discours, ils devaient aussi adresser bien d’autres prières à leur Seigneur pour que sa divine intercession les aide à résoudre au mieux ce qui, pour l’instant, semblait s’être compliqué de la pire des façons. Toutefois, les complications ne les concerneraient peut-être pas, ajouta-t-il en souriant avec malice.
Au bout de presque une heure de prières durant laquelle Daniel crut défaillir de faim et de sommeil, Joseph Kaminsky lui indiqua enfin qu’il pouvait attaquer l’abondant petit déjeuner où le lait de chèvre tiède (comme c’était samedi, l’Italienne María Perupatto, apostolique et romaine, choisie de ce fait par l’oncle comme “goy du shabbat”, l’avait chauffé sur les charbons ardents de leur réchaud) fut suivi de galettes carrées de pain azyme, de confitures de fruits et même d’une bonne part de baklava débordant de miel, un banquet qui amena l’enfant à se demander d’où son oncle avait sorti l’argent pour de tels luxes : car de ces années Daniel Kaminsky se rappellerait, pour le restant de sa longue présence sur terre, non seulement les tortures que lui infligeaient les bruits ambiants et l’horrible semaine qu’il vivrait à partir de cet instant-là, mais aussi la faim insatiable,  d’ailleurs jamais rassasiée, qui le poursuivait inlassablement comme le chien le plus fidèle.
Après ce petit-déjeuner aussi inhabituel que somptueux, le garçon profita du long séjour de son oncle, toujours constipé, dans les toilettes collectives du phalanstère* où ils habitaient, pour grimper sur le toit en terrasse de l’immeuble. Les dalles y étaient encore fraîches à cette heure, juste avant le lever du soleil. Bravant les interdictions, il osa se pencher sur l’auvent pour contempler le panorama des rues Compostela et Acosta, où s’était installé le coeur de la juiverie havanaise qui ne cessait de s’accroître. L’immeuble du ministère de l’Intérieur, un ancien couvent catholique de l’époque coloniale, toujours bondé, demeurait hermétiquement fermé comme s’il était mort. Sous l’arche contiguë, appelée l’Arche de Bethléem, passait la rue Acosta où rien ni personne ne circulait. Le cinéma Ideal, la boulangerie des Allemands, la quincaillerie des Polonais, le restaurant Moshé Pipik que l’appétit de l’enfant voyait toujours comme la plus grande tentation possible en ce bas monde maintenaient les rideaux baissés et les vitrines éteintes. Même si de nombreux juifs habitaient dans les environs et si la majorité des commerces leur appartenaient et fermaient le samedi dans certains cas, le calme ambiant n’était pas seulement dû à l’heure matinale ou à la fête de Chavouot, jour de shabbat et de la synagogue, car à cet instant, tandis que les Cubains dormaient sur leurs deux oreilles en ce jour férié de Pâques, la plupart des ashkénazes et des séfarades du quartier choisissaient leurs plus beaux vêtements et s’apprêtaient à sortir, animés de la même intention que les Kaminsky. En réalité, le silence de l’aube, le baiser de l’oncle, le petit déjeuner inespéré et même l’heureuse coïncidence de la fête de Chavouot tombée un samedi, étaient seulement venus confirmer l’attente de l’enfant quant au prévisible caractère exceptionnel de cette journée. Car la cause de son réveil anticipé était l’arrivée prévue à l’aube, dans le port de La Havane, du paquebot S.S. Saint Louis, parti de Hambourg quinze jours auparavant, avec neuf cent trente-sept juifs à son bord, autorisés à émigrer par le gouvernement national-socialiste allemand. Parmi les passagers du Saint Louis se trouvaient le médecin Isaías Kaminsky, son épouse Esther Kellerstein et leur fille, Judith, soit le père, la mère et la soeur du petit Daniel Kaminsky.

 

* Employé ici pour évoquer le solar, une construction ancienne et délabrée où logent plusieurs familles disposant généralement d’une seule pièce et devant partager l’usage des sanitaires. (Toutes les notes sont de la traductrice.)

Leonardo PADURA est né à La Havane en 1955. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma. Il a obtenu le Prix Café Gijón en 1997, le Prix Hammett en 1998 et 1999 ainsi que le Prix des Amériques Insulaires en 2002. Leonardo Padura a reçu le Prix Raymond Chandler 2009 pour l’ensemble de son œuvre. Il est l’auteur, entre autres, d’une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons qui est publiée dans une quinzaine de pays. Ses deux derniers romans, L’homme qui aimait les chiens (2011) et surtout Hérétiques (2014) ont démontré qu’il fait partie des grands noms de la littérature mondiale.  

BIBLIOGRAPHIE : La tétralogie Les Quatre saisons : Passé parfait, 2001; Suites, 2006 - Prix des Amériques Insulaires 2002 Vent de Carême, 2004; Suites, 2006 Electre à la Havane, 1998; Suites, 1999 - Prix Café Gijón 1997 et Prix Hammett 1998 L'Automne à Cuba, 1999; Suites, 2002 - Prix Hammet 1999 et Prix du livre insulaire 2000 Mort d'un Chinois à la Havane, 2001   Le Palmier et l’Etoile, 2003 ; Suites, 2009 ; Suites nouvelle couverture, 2014 Adios Hemingway, 2005 Les Brumes du passé, 2006 ; Suites, 2009 - Prix Brigada 21 du meilleur roman noir 2006 L’Homme qui aimait les chiens, 2011, Prix des libraires Initiales 2011, prix Roger Caillois 2011, Prix Carbet de la Caraïbe 2011, Elu Meilleur roman historique par le magazine Lire 2011 L’Homme qui aimait les chiens, Suites, 2013 Hérétiques, 2014  
Portrait de Philippe Lançon paru dans LIBERATION 
Coup de projecteur sur un auteur paru dans ELKAR
Il a aussi reçu le Prix National de Littérature cubain en 2012 et le prestigieux Prix Princesse des Asturies 2015. 

La tétralogie Les Quatre saisons est en cours d'adaptation sous forme de mini série TV de quatre épisodes de 90 minutes réalisés par le réalisateur espagnol Felix Viscarret qui a aussi tourné une adaptation cinématographique de Vent de Carême. Le rôle de Mario Conde y sera tenu par Jorge Perugorria.
Par ailleurs, Antonio Banderas devrait jouer lui aussi Mario Conde dans une série TV qu'il produit lui-même.

Enfin, L'homme qui aimait les chiens est aussi en phase de production cinématographique.